samedi 1 août 2009
Christ
"On sait de temps immémorial combien cette fable du Christ nous a été profitable"
Attribué à Jean de Médicis, devenu Léon X (1475 - 1521)
vendredi 13 mars 2009
La morale de l'histoire
Sans doute avez-vous entendu parler de cette triste histoire au Brésil : un archevêque de Recife a excommunié une fillette de neuf ans, ainsi que sa mère et son médecin qui l'ont aidée à avorter, alors qu'elle attendait des jumeaux après avoir été violée par son beau-père depuis l'âge de six ans.
«La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts»,
martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an
dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la
pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et
signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il
a déclaré : «Le viol est un péché moins grave que l’avortement»… Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’«il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’«obscurantisme» et la «cruauté»
de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni
Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique
latine, a défendu cette excommunication collective au nom du «droit à la vie».«C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés», a déclaré le cardinal.
Alors messieurs les religieux, je vous pose la question. Où est le respect de la vie dans :
-les procès de l'Inquisition et ses méthodes ignobles-l'extermination préméditée des autochtones américains
-le commerce triangulaire et l'esclavage
-les procès de Jeanne d'Arc, de Galilée et de bien d'autres
-les persécutions et les exactions meurtrières dont fut victime la communauté juive depuis le XIIe siècle (les premiers ayant été brûlés... à Blois).
-les affaires de pédophilie impliquant des prêtres
-l'absence de réaction de la papauté face au régime nazi
-les squelettes de nouveaux-nés découverts autrefois par mon grand-père maçon alors qu'il travaillait à l'emplacement des fondations d'un ancien couvent à Orléans
Et j'en passe ! Ces messieurs intégristes de l'Église catholique ont le respect de la vie qui les arrange et surtout pas celui de la vie des femmes. A croire que le célibat que vous a imposé Grégoire VII il y a un millénaire vous a grillé la zone du cerveau consacrée à l'intelligence et l'humanité. Et pour une fois, ce n'est pas la religion que j'incrimine et pour cause : rien ne concerne ce sujet dans les textes bibliques étant donné que la question ne risquait pas de poser sous l'Antiquité. En revanche, ce qui me hérisse le poil (et c'est un euphémisme), c'est qu'une poignée d'hommes se croient assez investis de la science infuse pour juger et condamner sans discernement, même une gamine de neuf ans misérable, victime et en grand danger d'y laisser sa peau.
L'obscurantisme a encore de beaux jours à vivre.
dimanche 11 janvier 2009
Victoires
"Tous les prophètes bien armés furent vainqueurs et les désarmés déconfits" - Nicolas Machiavel
Ou quand les conquérants revêtent d'autres costumes...
dimanche 26 octobre 2008
Tout chaud
Il est beau, il est tout frais, il est presque là, il sort mercrediiiiiiiiiiii !

samedi 23 août 2008
Ave Maria
Bon, d'accord, elle n'a pas l'envergure d'une chanteuse lyrique. Mais elle s'en tire bien, je trouve...
jeudi 1 mai 2008
Hérétique
D'avance, je m'excuse si ce qui suit heurte la sensibilité de certain(e)s. C'est de la provocation, j'en ai parfaitement conscience, mais ce blog étant aussi pour moi une tribune d'expression libre de toute censure (hormis la mienne), je ne vois pas pourquoi je me priverais.
J'ai déjà exprimé dans un post précédent ma vision de la chose religieuse. En précisant bien que c'est moins le fond qui m'insupporte que la forme, c'est-à-dire non pas les valeurs morales, éthiques, etc., mais ce qu'on en a fait au cours des siècles d'interprétations, de déformations, voire d'inventions pures et simples, mais toujours très dures.
Il y a quelques temps a été célébrée une messe anniversaire dédiée à feue ma grand-mère. Je m'oblige à assister à ce genre de cérémonie, non pas par respect des traditions et tout le tralala ou par crainte de représailles familiales - vient qui veut -, mais en respect de la mémoire de ma grand-mère. Je ne partageais pas du tout ses convictions là-dessus (la pauvre a dû finir par en prendre son parti). Cependant, je respecte profondément le fait qu'elle y croyait. A chacun ses opinions. De la même façon, elle avait souhaité être inhumée en pleine terre, dans le village où elle est née, à quelques mètres de l'église où elle avait été baptisée ; nous avons respecté ce choix.
Pour en revenir à la messe en question, je serais bien en peine de dire de quoi ça parlait, dans la mesure où ce prêtre m'insupporte au plus au point (c'est un intégriste) et que peu de gens comprennent quoi que ce soit à ce qu'il raconte. Personnellement, je me contente de surveiller ma montre en observant les gens autour de moi : les ultra-pratiquants, les occasionnels, ceux qui s'ennuient. De temps en temps, un mot ou un autre me tire de ma rêverie, mais sans plus. Je me lève, je m 'assois, et voilà. Pour une fois, la cérémonie avait été relativement "bateau"... D'habitude, en effet, il y a toujours un moment où ce bon sang de prêtre fait un sermon sur la désertion des églises, sur l'argent, sur ceci, sur cela et énerve tout le monde. Là , rien... jusqu'à la fin. Son cheval de bataille du jour : l'euthanasie. On était en plein dedans, avec l'affaire Sébire. Là n'était pas la question. Qu'il soit pour ou contre, là n'était pas la question non plus. Compte tenu de ses convictions, on peut même parfaitement comprendre qu'il soit contre. En revanche, là où ça a coincé, c'est qu'il se permette de dire aux gens ce qu'ils devaient penser.
Quant à être pour ou contre... Là où ça me fait grincer des dents, c'est que l'Église, justement, se retranche derrière les Droits de l'Homme, le respect de l'être humain et tout le tralala. Quand on pense au nombre effrayant de gens qui sont morts pour des questions de foi, ça fait mal au cœur. Où était donc le respect de l'être humain durant la triste période de l'Inquisition, pendant les Croisades, à l'époque, pas si lointaine, des petites bonnes violées, des femmes battues, des gosses martyrisés (et il y en a encore) ? Où est donc le respect de l'être humain quand un pape (le précédent) s'érige contre le port du préservatif ? Où est donc le respect de l'être humain dans l'idée qu'il faut laisser des gens souffrir jusqu'à ce que mort s'ensuive ? L'Inquisition, me direz-vous, c'est loin. Eh bien, non. Ça existe toujours. Depuis 1967, ça s'appelle Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Notre pape actuel en vient tout droit. Moi, rien que le mot "doctrine" me fait froid dans le dos.
Une précision : je ne suis ni pour ni contre l'euthanasie. Je suis pour une étude au cas par cas. Et contre l'acharnement thérapeutique.
J'adore une BD qui s'intitule Sœur Marie Thérèse des Batignolles, publiée par Fluide Glacial. Elle est rock'n'roll, la bonne sœur. Dans le numéro 4, rendue dingue par ses incartades, la Mère Supérieure de la congrégation avait entrepris d'éliminer toutes ses ouailles les unes après les autres. Et dans le numéro 5 (Sans Diocèse Fixe), elle est jugée par le tribunal ecclésiastique devant lequel elle prétend qu'elle est possédée et que son démon s'appelle Sœur Marie Thérèse. Ses juges ont alors une idée lumineuse : un exorcisme. C'est alors que Marie Thérèse s'exclame :
"Un exorcisme ! Eh ben, ça va pas mieux, les mités de la mitre...
Pourquoi pas un coup de vaudou, aussi... ou encore mieux, tiens : un
bûcher ! Un bon petit feu de joie. Vous la grillez vite fait bien fait,
façon "cauchon de lait" et dans cinq cents ans, le "mea culpa mea coule
plus", boum ! vous la bombardez sainte... Carbonisée et canonisée,
quoi... Remarquez que vous avez peut-être plutôt intérêt à la congeler,
parce que dans l'état où elle est aujourd'hui, dans cinq cents ans,
elle risque de ne pas être "canon", justement, comme sainte... surtout
si elle a la permanente roussie... Je dis cinq cents ans parce que je
sais que dans la hiérarchie, là haut, vous pesez bien le pour et le
contre avant de reconnaître vos erreurs... On l'a vu avec Galilée,
Jeanne d'Arc ou même le régime nazi... Alors le temps que vous
admettiez que les seuls rapports que la momie a eus avec le diable,
c'est quand elle le tirait par la queue en fin de mois..."
Moi, ça me fait mourir de rire...
samedi 22 mars 2008
Fêtes religieuses
Précisons le tout de suite : la religion et moi, ça fait deux. Pour moi, ça a à peu près autant de valeur que les mythologies antiques. De plus, mes parents m'ayant contrainte quand j'étais petite à faire "mon catéchisme" durant quatre longues et ennuyeuses années durant lesquelles je n'ai pas appris grand chose, j'en ai conçu une allergie rédhibitoires pour tout ça et je ne suis pas loin de penser, même si je ne donne pas du tout dans ces extrêmes-là, que "la religion, c'est l'opium du peuple".
Ceci étant, je ne crache pas pour autant sur les personnes qui ont la "foi" à condition qu'elles s'abstiennent de tout prosélytisme, qu'elles ne cherchent pas à toutes fins à me convertir à leurs idées et qu'elles ne s'enferment pas dans leur foi comme des soldats dans une armure aveugle. En clair, la recherche d'un chemin spirituel (je suis comme tout le monde, je tente aussi d'en trouver un) doit être une lueur qui guide et pas un carcan de principes et de préjugés plus absurdes les uns que les autres. Quand j'aperçois, au détour d'un reportage télévisé, les gardes suisses du Vatican dans leur costume folklorique qui sort tout droit au XVe siècle, je trouve ça du plus haut comique. Le Vatican ressemble d'assez près à une bulle moyenâgeuse égarée dans le monde moderne tant dans ses apparences, ses cérémonies, son décorum, que dans son contenu "spirituel".
Par ailleurs, étant une invétérée fouineuse qui cherche à "comprendre" incessamment comment les choses apparaissent, se développent, éclosent et se perpétuent, j'ai constaté très tôt (vers 8 ans) que ces "enseignements sacrés" (ou prétendus tels) tentaient avant tout de me faire avaler de grosses couleuvres. Et plus j'ai avancé dans le temps, plus j'ai creusé ces questions et plus j'ai constaté d'anomalies accablantes. En clair, la plupart des dogmes que l'Église tente de nous faire respecter (avec de plus en plus de difficultés) ne datent pas du tout de l'époque du Christ (s'il a existé), mais du Moyen Âge. Noël, l'Immaculée Conception, la Toussaint, l'Assomption, le célibat des prêtres, Moyen Âge, je vous dis. En gros, deux pôles essentiels : la conversion de Constantin au IVe siècle de notre ère qui a donné à la "secte des Chrétiens" une dimension administrative, financière et dogmatique ; et en second lieu, la Réforme Grégorienne au XIe qui a durci la méthode et en fait une dimension inséparable de l'État. Je ne vais pas entrer dans les détails, ce serait trop long.
Pire encore, Jésus (s'il a existé) est né juif. Et il est mort juif. Il n'a jamais prétendu fonder le christianisme. Ses paroles et ses enseignements ne constituaient que son interprétation personnelle de la Torah et du Talmud. Ceux qui l'ont condamné, ce sont ses propres compatriotes, qui ont préféré libérer un bandit que lui. C'est pourquoi je me dis qu'il devait quand même être plus qu'un simple prédicateur itinérant pour susciter une telle opprobre. D'autant que les prédicateurs itinérants étaient légions, en ces temps messianiques ! Ce sont ses disciples qui ont ensuite répandu ses paroles autour du monde méditerranéen. Or, quand on lit les Évangiles, on constate un fait très important : ils ne comprennent jamais rien, les disciples, il faut toujours que Jésus leur explique tout par le menu.
Enfin, le plus fort de tout, c'est que notre version du christianisme ne nous vient pas des disciples, mais de Paul... un obscur soldat romain qui, un jour, eut une vision sur le chemin de Damas bien après la crucifixion et entreprit de propager aussitôt sa propre interprétation des choses en faisant massacrer au passage tous ceux qui avaient réellement connu Jésus, notamment Jacques le Majeur.
Oui, je sais, je suis une ignoble hérétique, je mériterais de finir sur le bûcher ! Et pourtant... Regardons d'un peu plus près le calendrier de nos fêtes religieuses (je ne prétends pas non plus les avoir toutes élucidées) :
-Noël : directement adaptée de la fête de Sol Invictus de l'Empire Romain, célébrant le solstice d'hiver et le retour des jours qui rallongent.
-Toussaint : adaptée des antiques fêtes celtiques de Samhain (qui perdurent vaguement à travers Halloween) célébrant les esprits des morts.
-Mardi Gras : directement lié au Carnaval, fête païenne entre toutes, qui célébrait le début de l'année civile qui commençait en mars jusqu'à la fin du XVIe siècle (je peux expliquer pourquoi mais ce serait un peu longuet).
-Pâques : censée célébrer la mort et la résurrection du Christ, elle se déroule exactement au même moment que la Pâque juive rappelant la fuite des Hébreux hors d'Égypte (encore un sujet sur lequel j'aurais beaucoup à dire !).
A leurs débuts, les Chrétiens n'étaient qu'une secte parmi d'autres. Plus ou moins tolérés selon les circonstances. Leur "réussite" découle de facteurs qui n'ont strictement rien de religieux. La conversion de Constantin, dans un premier temps, qui leur permit de se doter d'une structure et d'une administration solides. Puis celle de Clovis, dans un second temps, qui, en créant la cérémonie du sacre des rois de France, en ont fait un outil de légitimité. L'évangélisation, la construction des sanctuaires et, pour finir, l'Inquisition et ses tristes excès ont achevé l'œuvre.
Aujourd'hui, la religion se perd... Eh oui. L'Église n'a pas su s'accommoder du siècle des Lumières. Plus facile de régner sur les ignorants. Toutes les dictatures les plus ignobles l'ont compris, qui commencent par brûler tous les livres...





