mardi 23 juin 2009
Pirouettes
L'info est tombée en milieu de journée, comme on dit : Frédéric Mitterrand à la Culture. J'avoue qu'un petit rire enjoué m'a échappé. J'aime beaucoup Frédéric Mitterrand qui, sur le plan culturel, est largement à la hauteur de la tâche et n'a plus rien à prouver quant à ses infinies références dans multitude de domaines artistiques, notamment le cinéma. Je ne connais pas du tout ses idées politiques mais j'imagine qu'il est plutôt à gauche, et à vrai dire je m'en fiche. Avec lui, on aura la classe et la qualité, sans le côté démago et bobo d'un certain Jack de sinistre mémoire blésoise (sinistre, parce qu'il a surtout réussi à bien endetter la ville et qu'il a fini par rebuter même son électorat). Mais alors je me suis dit que le vieux François devait s'en retourner dans son tombeau ! Quoiqu'il n'ait jamais été à un revirement près...
Enfin, j'ai souri en entendant ce soir une interview du futur ministre sur France Info, harcelé de questions pièges par les journalistes qui ont fini par lui poser la question à peine prévisible : "Mais qu'est-ce que ça fait d'être un homme de gauche dans le gouvernement de Sarkozy ?". Ce à quoi, le p'tit Fred a répondu : "à peu près la même chose que d'être Sarkozy ministre pendant la présidence de François Mitterrand". Malin, très malin...
Pour fini, en ce qui concerne la fiabilité des infos que véhiculent les médias... Que penser, justement, de ces médias capables de confondre la bande-annonce de Lost Portés Disparus avec des images véritables du vol AF 447 ? Quand je pense combien les concours d'entrée dans les écoles de journalisme sont difficiles... ça laisse songeur...
lundi 9 février 2009
Maëster a publié...

dimanche 8 février 2009
Parallèles...
Si votre chien s'oublie sur un trottoir en ville, vous risquez une amende de 60 €.
Actuellement, le RMI est d'un montant de 400 €.
C'est à dire que pour le gouvernement actuel, un pauvre équivaut à sept merdes de chien.
dimanche 11 janvier 2009
Victoires
"Tous les prophètes bien armés furent vainqueurs et les désarmés déconfits" - Nicolas Machiavel
Ou quand les conquérants revêtent d'autres costumes...
vendredi 19 décembre 2008
Quelques jours avant Noël...
Quelques nouvelles.
Je viens de passer deux vendredis après-midis à photographier les plus anciens registres de la commune de Saint-Etienne-des-Guérets, un bled qui, bien que minuscule (100 âmes au dernier recensement), m'a tout de même occupée la bagatelle de 4h30. La tâche s'est avérée plus rude que prévu dans la mesure où le temps n'a pas épargné les liasses que je me suis employée à manipuler avec les plus grandes précautions, peu désireuse que la Directrice des Archives, déjà bien gentille d'avoir accepté de me les sortir, ne me les enlève définitivement. Voici ce que ça donne :

Comment j'arrive à lire ça, moi ? Bah, bah, bah ! Fastoche !
Ne me reste plus qu'à aller photographier le reste en mairie, puis à décrypter. Mais cela attendra car je suis occupée pour le moment avec une commune voisine, Saint-Cyr-du-Gault, un tout petit peu plus importante. Là, ce n'est pas moi qui ai photographié les liasses et d'ailleurs, je peste, car l'auteur du forfait a dû soit utiliser du 1 million de pixels au maximum, soit prendre les vues en mode "éco". Résultat des courses, quand on essaie de grossir, c'est flou. Heureusement que les registres étaient en très bon état et super bien entretenus. Un exemple ? Voici :
Cet après-midi, craignant de ne pas finir avant la fermeture des Archives, j'ai mis le turbo sur la fin. Du coup, mon dos, que le kiné m'avait décoincé en tout début d'après midi, recommence à me faire mal. C'est malin.
Je ne suis pas encore en vacances, mercredi soir seulement. J'ai hâte !
J'ai appris hier l'existence d'une toute nouvelle catégorie de gens : les nolife. Il s'agit de ceux qui, probablement en mal d'occupations, passent leur temps à visiter les sites consacrés à certains artistes pour insulter lesdits artistes, leurs admirateurs, les webmasters et tout ce qui passe à leur portée. Bref, des parasites qui pourrissent la vie de tout le monde. Comme les administrateurs bannissent - heureusement - tous ces mal embouchés via les IP, les "nolife" passent en plus leur temps à se déconnecter et à se reconnecter pour changer d'IP. Me demandez pas d'explications techniques, je comprends pas grand-chose à ces trucs-là. Mais il est clair que leur vie doit être d'un vide sidérant pour perdre son temps de cette façon ! Il y a vraiment des choses qui m'échappent...
Les lycéens sont en rogne. Comme tous les ans. A Blois, ils ont cadenassé les grilles d'un des deux principaux lycées. C'est-à-dire que non seulement, ils font grève et ils manifestent, mais qu'en plus ils empêchent les autres d'aller bosser. Joli principe démocratique. Vive le libre-arbitre. Je ne sais en quoi consistait la fameuse réforme des lycées, donc je ne m'aventurerais pas sur ce terrain-là. En revanche, j'ai entendu Darcos déclarer himself hier que non seulement la réforme était repoussée mais qu'en plus, il allait tout reprendre à zéro. Et ce matin, la radio annonçait qu'il allait organiser des "états généraux" des lycées pour que tous les lycéens puissent vraiment exprimer leurs desideratas. Ce qui me semble un programme plutôt intéressant. Néanmoins, les mouvements sont maintenus. A se demander ce qu'ils manifestent exactement, si ce n'est un malaise profond dans notre société en perdition. Je ne veux surtout pas remettre en cause la sincérité des leaders et des syndicats lycéens. Cependant, j'ai, de mes années de lycée, un souvenir très net : ceux qui se distinguaient le plus dans les mouvements lycéens de cette époque étaient précisément ceux qui ne foutaient rien en classe et voyaient seulement dans ces manifs l'occasion de sécher sans se faire taper sur les doigts. Ce ne sont pas les réformes et les manifs qui font réussir à l'école, c'est le travail et le courage.
Dans la même veine, j'ai entendu quelque chose qui m'a hérissée ces jours derniers, à propos de l'élargissement des admissions aux grandes écoles pour en fonction des critères sociaux. C'est tout bonnement inadmissible. La discrimination, positive ou pas, est une vraie calamité. Car les admissions dans les grandes écoles ne se sont jamais faites en fonction du salaire des gens, mais bien en fonction du dossier scolaire des candidats. Ce qui est à mon avis le caractère de sélection le plus sain pour maintenir la qualité et le niveau d'un enseignement de cette nature. Un de mes voisins, qui avait un an de plus que moi, a fait Polytechnique et brillamment réussi ses études. Il n'était pas issu d'un milieu social élevé, seulement des classes moyennes. et élève en établissement parfaitement public Seulement voilà : d'une part, il était doué, voire surdoué, et d'autre part, il avait un excellent dossier scolaire. Encore une fois, c'est le travail et le courage qu'il faut valoriser, pas les origines sociales.
En dehors de tous ces échos rébarbatifs dont la radio nous abreuve à toute heure de la journée, j'ai chopé un virus quelconque qui m'a valu un début de semaine pas très joyeux. Mais bon, rien de méchant.
Dans une semaine, je décolle via le rail pour les plaines de l'Isère. Espérons qu'il n'y ait pas de grève d'ici là...
mercredi 26 novembre 2008
Crise
Bon. Les médias nous le rabâchent à longueur de journée : c'est la crise. La récession. Le trou noir. Ils le rabâchent tellement, d'ailleurs, qu'on se demande si ce n'est pas intentionnel afin de bien miner le moral de tout le monde, au cas où il resterait encore des naïfs pour ignorer qu'on traverse une période morose. Les banques s'effondrent, la bourse chute, l'immobilier coule à pic, le bâtiment souffre... ça, c'est maintenant. Et on nous dresse déjà le pronostic d'une très joyeuse année 2009 : récession, chômage, restrictions, restrictions, restrictions...
Là où ça me chiffonne, c'est que le moral des Français, selon les médias, est directement indexé sur le pouvoir d'achat et la consommation. Je sais que nous vivons dans un monde extrêmement matérialiste mais là, on atteint quand même des sommets !
Alors non, le bonheur ne s'indexe pas du tout sur le pouvoir d'achat. Avoir de quoi vivre, évidemment. Manger, s'habiller décemment, se loger, se chauffer. Mais ça ne tient pas qu'à la (sur) consommation. A la frénésie d'acheter qui nous laisse toujours insatisfaits. Il y a bien des petits plaisirs qui ne coûtent rien et font autant de bien à l'âme, sinon plus.
Et si, pour changer, les médias nous parlaient des choses heureuses de ce monde ?
dimanche 23 novembre 2008
Opposition
La politique n'a jamais été ma passion. Comme tout le monde, je m'y intéresse à travers les élections. Et puis, parce que les politiques nous gouvernent, j'écoute un peu ce qu'ils racontent. Souvent pour secouer la tête avec affliction car, manifestement, ces gens-là sont si haut dans l'échelle sociale qu'ils n'ont pas la moindre idée de la vie de ceux qui sont tout en bas. Ou bien parce qu'ils s'en foutent du moment où la plèbe ne met pas en péril leur compte en banque et leur train de vie.
Sarko, je n'ai jamais été fan. Pas voté pour lui non plus, bien que j'aie longuement hésité. Hyperactif plus qu'énergique, trop dispersé et trop enclin à se précipiter sans avoir mûrement réfléchi. Comme toutes ces promesses qu'il a faites pendant sa campagne et qu'il ne tiendra pas (mais ses prédécesseurs, quelles que soient leurs orientations politiques, n'ont pas fait mieux). Après tout, les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent.
Royal, je ne peux pas l'encadrer. Sa voix de poissonnière à l'étalage m'insupporte au plus haut point. Son attitude de bourge messianique me hérisse profondément. Et certains propos qu'elle a tenu pendant et après la campagne présidentielle m'ont définitivement convaincue de ne jamais lui accorder le moindre crédit. De plus, maintenant, les partisans de Royal se font appeler les "royalistes" par les médias... alors non !
Aubry, pas davantage. Mon père ne lui pardonnera jamais, je crois, d'avoir imposé les 35 heures sans se préoccuper de savoir si les entreprises allaient pouvoir le supporter, ni de comprendre que tout ne se rangeait pas dans des petites cases arithmétiques parfaitement agencées et que certains corps de métier ne pourraient jamais appliquer cette loi. La seule qualité d'Aubry, à mes yeux, c'est son père, lequel a eu, en plus du reste, la suprême intelligence de se ranger des voitures quand il a compris dans quel merdier il allait foutre les pieds.
Ne parlons pas des extrêmes que j'exècre, que ce soit à un bout ou à un autre, et Besancenot autant que le dogue vieillissant qui gouverne le FN.
Bayrou ? Bof. J'ai eu l'occasion de le voir de près. Tout ce petit monde de tribuns dythyrambiques se précipite chaque année pour répandre sa Bonne Parole lors des Rendez-Vous de l'Histoire, à Blois. Bayrou de près, eh bien, y a un petit quelque chose d'indéfinissable qui ne me le fait pas.
Ce que je constate, au bout du compte, c'est que nous avons un président qui a la culture des montres suisses (mais pas leur régularité) et deux mégères qui se déchirent l'opposition à grands coups de griffe et de piques acerbes. Et ces gens-là prétendent savoir comment diriger un pays. Comment résoudre les problèmes du plus grand nombre. Comment faire briller notre petit pays au rang des grandes nations. En vérité, ils nous donnent de si piètres exemples d'humanité que notre situation n'est pas prête de s'arranger.
J'ai pris une décision aux dernières municipales et désormais, je m'y tiendrai. A l'avenir, je ne donnerai ma voix qu'à des candidats que je connaîtrai réellement. CQFD.





