jeudi 26 février 2009
C'est pas l'homme qui prend la mer...
J'ai écouté ça toute la journée, peut-être une soudaine envie d'iode et de vagues, qui sait !
dimanche 11 janvier 2009
Victoires
"Tous les prophètes bien armés furent vainqueurs et les désarmés déconfits" - Nicolas Machiavel
Ou quand les conquérants revêtent d'autres costumes...
dimanche 26 octobre 2008
Tout chaud
Il est beau, il est tout frais, il est presque là, il sort mercrediiiiiiiiiiii !

vendredi 10 octobre 2008
Crise
Lu hier dans la NR :
"La crise, c'est comme d'avoir mis un renard dans le poulailler et de s'étonner qu'il mange les poules". Pas mal vu.
dimanche 17 août 2008
Racines
On s'en branle, de la patrie. On naît où on naît [...]. Renier, dénier, cracher, c'est pour les aigris, les fortiches, les types qui veulent faire croire qu'ils se sont faits tout seuls et personne avant eux. Les cons, quoi.
Fred Vargas, L'Homme à l'Envers
C'est... imagé. Mais c'est bien ça.
mercredi 13 août 2008
C'est dans l'air
C’est dans l’air, c’est dans l’air, c’est dans l’air,
C’est
nécessaire,
Prendre l’air, respirer,
Parfois qu’une clim à couper
C’est dans l’air, c’est dans l’air, c’est dans l’air,
C’est
millénaire,
S’enivrer, coïter,
Quid de nos amours passés
C’est
salutaire,
Sauve qui peut, sauf si mieux
Sauf qu’ici loin sont les
cieux
C’est dans l’air, c’est dans l’air, c’est dans l’air,
C’est
nucléaire,
On s’en fout, on nie tout,
On finira au fond du trou
Et moi, je chante…
Moi, je m'invente une vie...
Non, non, je n'ai rien fumé d'illicite... Alors c'est quoi ? C'est dans l'air ! Ça me semblait clair... LOL ! Et surtout c'est un secret (en théorie). Alors... réponse vers le 25 août.
vendredi 8 août 2008
Lueur
La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours, puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler, faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue, une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie, la vie à se partager
Paul Éluard
mardi 22 janvier 2008
Des mots...
Entendu à midi sur France Info : "accidentalité", suivi de près par "accidentologie" (sûrement un nouveau domaine scientifique !).
En ces temps de bravitude, l'inventivité verbale repousse toujours plus loin ses limites. Pour le meilleur et pour le pire.
lundi 21 janvier 2008
Les débats familiaux
Hier, réunion de famille chez mon vénérable papy de presque 88... euh... hivers ! Il y avait là sa progéniture, constituée de cinq rejetons dont quatre mâles, que je nommerais successivement : l'ancienne Instit, le Poissonnier, le Chef d'Entreprise (mon pôpa), le Prof de Maths et l'Agriculteur. Ainsi que les conjoints (c'est pas eux qu'on entend le plus), quatre des quinze petits-enfants, à savoir moi, un jeune adulte spécialisé dans le triage des pommes, un ado de presque 18 ans, une pitchounette de 9 ans et... une des représentantes de la quatrième génération, mignonne poupée de porcelaine de deux ans et demi.
Comme m'a dit l'Ado une des fois précédentes : "ah, j'espère qu'ils vont parler de politique, j'adore quand ils s'engueulent !" Manque de bol pour lui, ce n'est pas ce sujet-là qui est venu sur le tapis mais... l'école ! Sujet ô combien dangereux et qui n'a évidemment pas manqué de déraper. Avec en ligne de mire, l'horizon professionnel des jeunes générations et l'inutilité absolue de les maintenir dans le système scolaire quand ils n'y sont manifestement pas dans leur élément. Tollé de l'ancienne Instit (elle faisait le CP) qui hurle au scandale d'un pays qui veut formater les jeunes pour les grandes entreprises qui les traitent comme des pions, qu'il faut donner leur chance aux jeunes d'étudier et d'apprendre, etc, etc... Intervention alors du Prof de Maths qui, enseignant dans un collège de la ZUP, les a en face de lui tous les jours, ces jeunes des cités, et qui, bien que partageant de nombreuses opinions avec sa grande soeur, n'a pas hésité à lui balancer dans les gencives : "Mais il te manque l'expérience des adolescents !". Et d'expliquer que, personnellement, il se rend bien compte qu'il ne rend aucunement service à ses élèves en grande difficulté en leur infligeant des cours dont ils n'ont que faire et que, loin de les tirer vers le haut comme le souhaite l'EN, ce processus les enfonce un peu plus dans la spirale infernale de l'échec scolaire. Evidemment, l'école n'est pas seule en cause, c'est tout un contexte de milieu social, d'éducation, d'environnement, etc. Mais un gamin qui est faible dans toutes les matières, qui sait à peine lire et n'écrit que dans un charabia incompréhensible sur le mode SMS n'a aucune chance de devenir premier de la classe à la fin de la troisième. Il ne s'agit même pas d'égalité des chances en le maintenant dans le système scolaire jusqu'à l'horizon fatidique de ses 16 ans, mais d'un cadeau empoisonné et dommageable. Car s'il est encore possible de cadrer un gamin de 14 ans, ce n'est plus la même chose avec un ado de 16. C'est qu'on change vite à cet âge. Ce que l'ancienne Instit refuse manifestement d'admettre, mais pas le Prof de Maths qui, s'il partageait les vues de sa soeurette il y a une vingtaine d'années, a radicalement changé d'opinion en vertu de l'expérience que lui confère chaque jour de classe dans cet établissement en zone sensible (et encore, c'est un établissement modèle de zone sensible, alors qu'est ce que ça doit être, les autres !). Mon pôpa, évidemment, buvait du petit lait : ça fait trente ans qu'il prône ce discours, lui.
Et de donner en exemple son apprentie. Oui, apprentie fille, parce qu'il ne veut plus de garçons, trop de mauvaises expériences. Ladite jeune fille avait terminé le collège avec 13,5 de moyenne générale, résultat très honorable et prometteur qui lui assurait le passage en seconde. Mais voilà, elle, elle ne voulait pas aller au lycée, elle voulait devenir électricien (ne). Tollé général du corps enseignant qui voulait absolument l'expédier en direction du bac. Ils ont même tenté de lui faire peur en lui jurant qu'en optant pour un apprentissage, elle était en train de bousiller son avenir. Mais la gamine - elle n'avait que 15 ans à ce moment-là - a tenu bon : électricité elle voulait faire et rien n'y changerait. Et donc, mon pôpa l'a prise comme apprentie il y a bientôt deux ans. Et c'est une réussite totale. D'ailleurs, une fois son CAP en poche, la demoiselle a bien l'intention de ne pas s'arrêter en si bon chemin et de continuer à engranger les formations diplômantes. Il faut qu'elle ait la gnaque, la gamine, car elle habite à l'autre bout du département et, la semaine, loge chez l'habitant pour ne pas avoir le trajet à faire. Pas évident de nos jours. Alors mon pôpa, il est ravi, c'est exactement son parcours à lui, sauf qu'il a commencé son propre apprentissage à 13 ans et demi. Et mon papy d'ajouter : "ah oui, toi, si tu avais voulu, tu aurais pu être prof de maths aussi, mais voilà, tu voulais pas". J'ajouterai que pour faire de l'électricité, y a intérêt de bosser autant les cours que le boulot, c'est point facile du tout. Ravi aussi, mon pôpa, de river le clou à sa soeur avec l'aide du Prof de Maths (les deux autres sont relativement neutres, mais pencherait plutôt aussi de son côté). Le rapport de force redevient ce qu'il était quand ils étaient petits : les quatre frères contre la soeur aînée...
Pendant ce temps, mon grand-père écoutait, un peu assommé par les éclats de voix, mais paisible au milieu de sa couvée... Le temps passe et rien ne change fondamentalement parmi les siens...





