jeudi 16 juillet 2009
Hasard de Lecture
Samedi dernier, j'ai vu Le Hérisson. Je suis pourtant loin d'être fana de Balasko, qui se cantonne généralement dans du comique plutôt bas de gamme... à quelques exceptions près. Eh bien, ce film fait partie des exceptions. Exception non comique, qui plus est. C'est bien là qu'on mesure le talent d'une actrice : dans sa capacité à jouer n'importe quoi, y compris des rôles à contre-emploi bien éloignés de son créneau habituel. Si elle obtient quelque récompense pour ce rôle, elle l'aura en tout cas bien méritée.
Donc, j'ai aimé ce fim.
Hier, revenant de la Poste, dernière tâche que requérait mon labeur quotidien avant l'horizon lumineux des vacances annuelles, je me suis arrêtée faire une petite provision de lecture. N'ayant pas trouvé l'Ombre des Autres (mais je ne m'avoue pas vaincue, je passerais des heures à écumer toutes les librairies de France si je le pouvais), je m'acheminais tranquillement vers le rayon polars quand je suis tombée sur une gondole propulsant aux regards des chalands le bouquin dont est tiré le film ci-dessus énoncé. En l'occurrence, L'Elégance du Hérisson, de Muriel Barbery. Un best-seller de 2006, si j'en crois l'un de mes jeunes amis qui, dans le cadre de ses hautes études, a eu affaire à la chose (et ne l'a guère aimée). Moi, je l''avoue sans détour, je me tiens peu au fait de l'actualité littéraire, je butine les livres au hasard de mes promenades en librairie et de mes intuitions. Et je me soucie comme d'une guigne que l'œuvre en question soit ou non à vocation ou à succès commercial, du moment où son contenu a le bonheur de combler mon instinct de lecture. C'est, du reste, la même chose pour la musique et le cinéma. Cette diatribe, qui se veut élitiste mais qui reste désespérément vaine, sur l'aspect "commercial" des choses de l'art a tendance à me taper sur les nerfs. A partir du moment où un auteur, un artiste, un réalisateur veut vivre de son métier, s'y mêle nécessairement un aspect commercial. Tout le reste n'est que circonvolutions verbeuses.
Hier soir, donc, je me suis plongée dans L'Elégance du Hérisson, qui m'a aussitôt engloutie corps et biens. Et dans ces cas-là... j'ai du mal à lâcher ma proie avant de m'en être délectée jusqu'au point final. A une heure déjà tardive, sentant mon cerveau s'embrumer et voyant les lignes se brouiller devant mes yeux, je me résignais à poser mon livre jusqu'au matin quand je suis tombée, à la fin d'un chapitre, sur une petite phrase qui m'a instantanément tirée de la pente léthargique où je glissais dangereusement :
"L'ennui naquit un jour de l'uniformité".
Vrai de vrai. Pas une heure avant, ni ce matin quand j'ai repris ma lecture. Non, hier soir, pile poil au moment où j'allais procéder à l'extinction des feux. Un vrai signe (oui, je crois aux signes, pas aux hasards). Et je me suis endormie d'excellente humeur en souriant bêtement dans le noir.
dimanche 26 octobre 2008
Tout chaud
Il est beau, il est tout frais, il est presque là, il sort mercrediiiiiiiiiiii !

jeudi 9 octobre 2008
Rendez-Vous
Pour ceux qui ont l'intention de passer par Blois ce week-end, je signale une manifestation passionnante, la seule qui le soit à mes yeux dans le coin, d'ailleurs : Les Rendez-Vous de l'Histoire. Cette dixième édition a pour thème : les Européens. Outre une grande exposition de différentes maisons d'édition célèbres et moins célèbres spécialisées dans le livre d'histoire et de sociétés savantes locales, il y a de très nombreuses conférences, des cafés littéraires, des débats, des causeries et des films. Ainsi qu'un parterre impressionnant de personnalités de tout poil. Je regrette d'ailleurs que cette manifestation devienne une tribune pour les politiques qui y viennent de plus en plus nombreux. Blois, capitale de l'histoire ? Oui, au moins pour un week-end d'automne...
samedi 2 août 2008
Prochaines lectures
Actuellement en cours de lecture : Mes Secrets d'Écrivain, d'Elizabeth George (eh oui, encore elle...). Très utile, d'autant plus qu'il rejoint sur de nombreux points essentiels mes cours de scénariste. C'est même à peu près le même déroulement (hormis quelques points de détail), sauf du point de vue de la narration qui, pour un roman, est bien sûr beaucoup plus développée.
Alors mes derniers achats de nourritures spirituelles.:
-Tourisme "régional" à parcourir plus qu'à lire
-Un roman littéraire (le dernier Nothomb... j'ai trouvé la couverture jolie...)
Je l'ai lu en deux heures : pas mal. Du Amélie Nothomb classique. J'aime bien son style un peu déjanté, et cependant souvent si juste. Dommage que d'un livre à l'autre, elle ne se renouvelle pas davantage.
-et trois polars...


mardi 29 juillet 2008
Le Diable...
... s'habille en Prada.
Non, je n'ai pas vu le film - bien que j'aime beaucoup Glenn Close. Et je n'aurais jamais lu le livre si, à la librairie où je m'approvisionne régulièrement, la caissière ne m'avait demandé de choisir un ou deux bouquins gratuits que j'avais royalement gagnés en achetant plusieurs livres de poche - les œuvres complètes d'Elizabeth George dont je suis enfin venue à bout après trois mois de consommation intensive... ponctuée de quelques escapades livresques de moyenne envergure.
Le bouquin est resté échoué sur ma table de nuit un long moment - pour cause d'Elizabeth George - avant que je me décide à l'entamer avant-hier. Et pour cause. Je n'avais plus rien d'autre à me mettre sous la dent. Et si, en parcourant les deux premières pages, je me suis sérieusement demandée si ça valait le coup de continuer, je me suis finalement laissée engloutir corps et biens au point de ne plus le lâcher avant de l'avoir fini. A priori, rien à voir avec les intrigues policières et les fines analyses sociologiques d'Elizabeth, mais il en est des nourritures spirituelles comme des nourritures terrestres : la variété est essentielle.
Je n'ai jamais été fascinée par la mode, les mannequins, les défilés, en dépit d'un frère pour qui la couture sous toutes ses formes est un oxygène vital à chaque seconde de son existence - et de la mienne : qui me ferait mes ourlets s'il n'était pas là ? Lecture faite, j'ai royalement décrété que non seulement cet univers-là ne me fascinerait jamais, mais qu'en plus je l'exécrais totalement. Fashion victim, jamais. Sans blague. Les assos caritatives nous tannent à longueur d'année pour leurs bonnes œuvres diverses et variées, nous, les humbles citoyens lambdas qui nous escrimons au travail pour un salaire au ras des pâquerettes, alors que de pseudos branchés se permettent de claquer des dizaines de milliers d'euros ou de dollars pour un vêtement signé par un grand couturier. Pire encore, la plupart du temps, ils ne claquent rien du tout puisqu'on leur offre. Les arcanes du gaspillage et de la honte.
Un livre à mettre entre toutes les mains de ces ados qui se voudraient Claudia Schiffer ou - plus grave encore - Carla Bruni. Quoi, qu'est-ce que j'ai contre Carlita ? Bah. Elle joue très bien son rôle de potiche de l'Élysée glamour et discrète. Mais il faut absolument que quelqu'un lui dise de ne plus jamais parler. Par curiosité, j'ai écouté son interview par Claire Chazal. Elle semble frappée du syndrome Lepers : lorsqu'elle commence une phrase, elle ne sait jamais d'avance comme elle va la finir et s'embourbe interminablement dans ce qu'elle est en train de raconter, le tout ponctué de petits sourires trop bien placés pour être honnêtes qui finissent par donner à l'individu le plus pacifique une furieuse envie de lui défoncer sa trombine de sainte nitouche à grands coups de poings. Le corrosif Carlier - qui exagère mais qui me fait toujours beaucoup rire - a analysé le syndrome Lepers de la façon suivante : comme chacun sait, le cerveau se compose de deux hémisphères séparés par ce qu'on appelle la grande scissure interhémisphérique. Le problème, pour les gens qui, comme Carla, ne sont dotés que d'un seul neurone - celui qui consiste à faire accroître son pouvoir et son capital le plus rapidement possible en ce qui la concerne -, c'est que lorsque ledit neurone tombe dans la grande scissure interhémisphérique, il se met à tourner en boucle, un peu comme un disque rayé, et c'est là qu'on assiste à la noyade sans asphyxie dans un bourbier verbeux. Manifestement, le neurone de Carla, il tourne constamment en boucle.
Bernadette n'était pas parfaite. Mais, outre la classe, elle avait de la conversation. D'ailleurs, le 4 juillet, à l'Élysée, Nicolas, malgré sa joie évidente, devait sérieusement se dire qu'une fois de plus, il s'était bien trop précipité avec cette histoire de mariage - ou que ses besoins naturels avaient grandement altéré ses capacités de jugement... s'il en a. Il aurait attendu six mois de plus, c'est Ingrid qu'il aurait épousé ! Et cette fois, il aurait pu dépenser son énergie à bon escient : essayer d'atteindre le niveau d'une femme nettement plus intelligente et plus maligne que lui, et dotée en plus d'un foutu caractère - dans le bon sens du terme. Mais non. Que du tape-à-l'œil, pas un brin de culture. C'est pas lui qui nous construira une super bibliothèque ou nous ouvrira un musée d'avant-garde !
Et si j'envoyais mon bouquin à Nicolas ? Ça le dégoûterait, vous pensez, de se salir les doigts à l'encre de mauvaise qualité des livres de poche ???
lundi 11 février 2008
Lecture du week-end
Je suis abonnée chez France Loisirs depuis 1991. Cela signifie que tous les trimestres, je dois acheter au moins un livre. Certaines personnes trouvent cette obligation trop contraignante. Moi, pas trop : acheter un livre, ça n'est jamais une contrainte mais toujours un plaisir !
Première étape : faire le tour de la boutique en prenant le temps de jeter un coup d'œil plus ou moins approfondi à tout ce qui m'attire. Le plus dur, en général, est de faire un choix. Cette fois, cependant, la collection ne me titillait pas plus que ça.
J'ai fini par jeter mon dévolu sur les étagères estampillées "romans féminins". J'ai tendance à me méfier de ce genre, les récits sont souvent d'une mièvrerie à tomber par terre, mais bon... J'ai donc élu deux livres (parce qu'un seul, c'est trop triste).
Le premier était intitulé La Magie du Bonheur. Rien de renversant, mais quelques idées à piquer pour fabriquer éventuellement un bon scénario.
Le second s'appelle Le Treizième Conte, de Diane Setterfield. Et alors là... je suis restée scotchée du début à la fin ! Le roman est vraiment d'une excellente qualité littéraire, avec de nombreuses références à la littérature anglaise du XIXe siècle (notamment à Charlotte Brontë). Le thème, celui de la gémellité, est très banal mais traité avec beaucoup d'originalité. J'ai a-do-ré ! Finalement, même la catégorie "romans féminins" peut réserver de bonnes surprises et révéler de grands trésors...
mardi 22 janvier 2008
Sur ma table de chevet...
Actuellement en cours de lecture :
Qu'elle était verte ma vallée ! de Richard Llewellyn. J'aime beaucoup. Et en plus, c'est une vieille édition de 1942. Et juste avant, j'ai dévoré en vingt minutes Le Silence de la Mer, de Vercors. Court. Et silencieux, comme le titre l'indique.
dimanche 13 janvier 2008
Un livre hors de prix
Je suis une fondue des livres. J'en ai plein, des romans, des bouquins d'histoire, des livres de voyage, de peinture, de loisirs créatifs, sans compter les revues : généalogie, histoire, cinéma, Sciences et Avenir, et autres. Bref, c'est un vrai problème, toujours croissant, à stocker. Où que l'on tourne les yeux chez moi, on voit un livre. Une dame, à qui je rends service de temps en temps et qui commence à bien me connaître, m'a offert avant Noël un très beau livre sur Venise en hiver : les gondoles, la place St-Marc, les canaux, le palais des Doges... de superbes photos glacées d'hiver, de brume, de neige... Ma dernière obsession étant de quitter dès que possible (c'est-à-dire quand mes moyens financiers me le permettront, ce qui n'est pas demain la veille...) mes terres plates, historiques, ancestrales et familiales du Val de Loire pour aller m'établir en Haute-Maurienne (voir les photos de ma bannière), j'accumule donc - à doses raisonnables - des livres sur la montagne et plus précisément sur les Alpes, au fil de mes vacances d'été. Toujours à Noël, une cousine à l'âme généreuse m'ayant offert un bon d'achat de 20 € dans l'une de mes librairies favorites (elle aussi me connaît bien...), je me suis donc dirigée vers ladite librairie quelques jours plus tard dans la ferme intention d'acquérir un gros ouvrage repéré depuis longtemps (un an...), sobrement intitulé Alpes. Las ! Un léger détail m'était sorti de l'esprit : le prix dudit bouquin qui se monte à la modique somme de... 159 € ! Il n'y a certes rien de plus indispensable que le superflu mais... je n'ai rien non plus d'une acheteuse compulsive ! Donc, le livre convoité est resté là où il était et je me suis orientée vers un ouvrage beaucoup plus abordable (29 €), aussi sur la montagne, mais beaucoup plus sobre. Un jour, quand je serais très riche...





