vendredi 15 août 2008
Camping
Je n'avais pas vu ce film au cinéma, rebutée par la réflexion d'un quidam de ma connaissance ayant déclaré : "ah, je me suis bien fendu la gueule !". L'élégance de son propos m'avait convaincue que, personnellement, ça ne me ferait pas du tout rire. Et puis la semaine dernière, ayant décidé de me rendre au centre commercial dans la perspective d'acheter un CD dont je venais d'entendre la musique dans une cérémonie de mariage... Ah oui, je sais, il y a des moyens autres pour se procurer de la musique sans bourse délier, moyens que je ne détaillerai pas ici et que je connais parfaitement, en ayant usé sans abuser dans un passé encore relativement proche. Mais j'ai arrêté tout ça, non pas pour de nobles motifs de légalité, mais parce que je tiens trop à mon précieux ordi pour prendre le risque de le laisser consciemment se faire contaminer par des fichiers plus ou moins innocents.
Donc, je reprends. J'étais en quête d'un CD, de Yann Tiersen pour ne pas le nommer. Hélas, il m'a fallu rapidement déchanter : le rayon CD du centre commercial s'est réduit comme peau de chagrin et de Tiersen, point. Je remâchais sourdement ma rancœur quand mon regard a été brusquement attiré par une gondole à l'entrée du magasin : 4 DVD pour 18 €. Ah ça, ma bonne dame, c'est sûr que ça vaut le coup ! J'étais tout de même méfiante car, d'habitude, ce genre d'offre englobe des films illustrement inconnus et cantonnés à un genre que j'exècre : l'horreur. Mais là, point. Beaucoup de films d'action, comme on pouvait s'y attendre, mais pas seulement. Après avoir fondu comme un rapace affamé sur les deux premiers "Die Hard" que je n'avais jamais vus (si, c'est possible, la preuve), j'ai jeté mon dévolu sur Edward aux Mains d'Argent, un joli conte fantastique de Tim Burton que j'avais vu une fois à la télévision (et puis, j'ai un faible pour Johnny Depp, même en pirate avec des dents pourries). Il n'en manquait plus qu'un et c'est là que je suis tombée sur Camping.
Alors je dois dire une chose : j'ai une sainte horreur du camping. Mes parents ne m'ont jamais infligé ce mode de vacances quand j'étais plus jeune mais j'ai eu quelques occasions de dormir sous une tente. Je n'en retiens que cela : la touffeur le soir, le froid le matin, l'inconfort, l'exiguïté et une vague sensation d'enfermement fort désagréable. Je me dis d'ailleurs que je dois être à moitié claustro, rien que le fait de voir des espaces étroits me met extrêmement mal à l'aise, comme cet épisode de Stargate SG1 où le colonel Carter dérivait dans l'espace enfermée dans son scaphandre. J'étais réellement mal. Bref. Camping ne m'a pas du tout réconciliée avec le camping. Les gens qui se désentassent des villes pour se réentasser dans des enclos de ce genre, non, mille fois non.
Est-ce que ça m'a fait rire ? Moyennement. Certains passages, oui. Globalement, je dirais que c'est un film plutôt franchouillard. Avec une belle performance, celle de Claude Brasseur en beauf antipathique (j'ai adoré les chaussettes de tennis dans les sandales de plage !). Pour le reste, bof et rebof. A voir une fois, quoi !
vendredi 11 avril 2008
Réussite
J'ai réussi mon exam de scénariste !!!
Bilan des opérations : 44 / 50 à la partie théorique, 43 / 50 au scénario de court-métrage à rendre.
Scénario dont la notation se découpe ainsi :
HISTOIRE SUR 10 POINTS (Intérêt,
originalité, crédibilité) : 9
PRÉSENTATION SUR 10 POINTS (mise en page,
alignement, caractères) : 9
TEXTES DESCRIPTIFS SUR 10 POINTS (Qualité
rédactionnelle et pertinence) : 7
DIALOGUES
SUR 10 POINTS (Qualité rédactionnelle et pertinence) : 9
RESPECT DES
RÈGLES SUR 10 POINTS (Règles de construction, identifications des
scènes, didascalies, inserts et autres procédés) : 9
La où j'ai le moins, c'est précisément la partie que je sentais aussi le moins donc... je suis aussi lucide sur mes points forts et mes points faibles.
Ce qui me fait un total de 87/100, soit une moyenne de 17,4 / 20. Satisfaite, moi ? Oui, quand même.
D'autant qu'ils estiment que :
De 46 à
50 - Note exceptionnelle, rarement atteinte.
De 41 à 45 - Excellente
note.
De 36 à 40 - Bonne note.
De 30 à 35 - Note moyenne.
Moins de 30 -
Note faible.
Oui mais, me dira-t-on, par rapport aux autres, ça donne quoi ? Eh bien, apparemment, la moyenne du groupe est de 32... oui, je vous l'accorde, ce n'est pas élevé ! L'an dernier, seules 7 personnes ont obtenu la même note que moi (il y a quand même plusieurs dizaines de personnes francophones inscrites dans cette formation).
Bref, tout ça me vaut une mention spéciale pour note exceptionnelle.
Alors à quand le premier long-métrage sur vos écrans ? Euh... ça, on en reparlera !
vendredi 22 février 2008
Voilà, c'est fini...
Première partie de l'examen : terminée. Un questionnaire à choix multiples, 25 questions portant sur l'ensemble des cours. 18 questions dont je suis certaine ou quasiment certaine de la réponse. Les autres... j'ai beaucoup hésité et j'hésite encore, tant les nuances sont parfois minces. Verdict : demain, ou après-demain, ou lundi. Et en définitive, ce n'est pas les deux derniers cours qui m'ont posé le plus de problèmes, l'essentiel n'était pas là-dessus.
Il me reste à présent 60 jours pour compléter l'évaluation et envoyer un scénario de 5 pages. Le plus difficile va être de me... restreindre ! J'ai tendance à être extrêmement bavarde à l'écrit (beaucoup beaucoup moins à l'oral...) et vu la police standard utilisée en scénarisation, je n'ai pas droit à l'étalage grandeur nature... Dur, dur...
Je n'étais pas trop anxieuse, mais tout de même, on se sent soulagé une fois que c'est passé !
Merci pour les encouragements !
_______________________________
Je viens d'avoir le résultat. Sur un total de 50%, j'ai obtenu 44%. Cela correspond à peu près à mes hésitations. Donc, je suis plutôt satisfaite ! Le scénario comptera, lui, pour 60%. Rien n'est donc joué, mais l'essentiel est assuré, donc je peux estimer que c'est en bonne voie.
jeudi 21 février 2008
Nous y sommes !
Demain, je passe la première partie de l'exam. L'exam de quoi ? Ben, l'exam de scénariste ! Je l'ai pas encore racontée, celle-là ?
Bon, voilà. Le cinéma, ça m'a toquée, j'avais 17 ans. Pas le cinéma pour jouer dedans. Non, non, non. C'est pas que je saurais pas mais voilà, c'est tout coincé à l'intérieur si j'essaie de jouer un rôle, c'est vraiment pas mon truc. J'ai essayé un peu dans un cours de français à la fac où on étudiait le théâtre (même qu'une fois, on a travaillé avec un vrai metteur en scène de théâtre sur une scène de Brecht, Dans la Jungle des Villes). J'ai joué aussi une fois un sketch que j'avais choisi (une histoire de Parisienne qui voulait coller sa belle-mère à la maison de retraite pendant qu'elle partait en vacances), très humour noir. Je ne m'en étais pas trop mal tirée, mais c'est vraiment pas ma tasse de thé. Définitivement.
Alors le cinéma. Le cinéma pour être autour. Dans les coulisses. Être de ceux qui accrochent et tirent les ficelles, dans l'ombre. Ça m'est venu d'un coup en regardant le making-of d'un clip vidéo. "Ah, mais c'est ça que je veux faire !". Ouais, facile à dire. A l'époque, je me voyais bien réalisatrice. Avec le recul, ce n'est pas mon truc non plus. Trop technique et trop de pression. La prise de vue, les story boards, la direction d'une équipe, la direction des acteurs... non, merci. Par hasard, je me suis fait des amis parisiens qui avaient suivi des cours dans une école de montage à New York et grâce auxquels j'ai pu participer au tournage d'un court-métrage. Peu importe le contenu qui, d'ailleurs, n'était pas terrible, l'important étant... le tournage en lui-même. Que dire ? J'étais comme un poisson dans l'eau et mon propre maître, en plus, puisque mon rôle était de prendre des photos. Une expérience absolument géniale. Nous venions tous pour des clopinettes, le but étant de faire du cinéma et non de l'argent ; pas une fois en cinq jours, quelqu'un a été en retard. La moyenne d'âge (ça remonte à 2000) se situait autour de 30 ans et dans l'ensemble, tout le monde s'entendait bien. Oh, la costumière était un peu spéciale (d'autant qu'elle n'avait jamais touché à une aiguille de sa vie) et le chef op' imbuvable, mais bon. Les quelques "personnalités" invitées étaient délicieux : Aurélien Wiik (oui, lui-même) et Sonia Dubois, sur qui j'avais un a priori très négatif mais qui, en fait, est quelqu'un d'absolument charmant. Beaucoup plus sympa "en vrai" qu'à la télé, en fait. Une expérience que j'aurais aimé recommencé mais la vie étant ce qu'elle est et surtout le fait étant que nous ne bénéficiions d'aucun piston dans le "milieu"... nos projets ultérieurs n'ont jamais abouti. Ce n'est pas faute d'en avoir monté quelques uns, mais sûrement pas assez bien.
Nous formions donc un trio : Julien se chargeait de la partie démarchage, Laurent de la partie réalisation technique et moi, d'inventer et d'écrire. Oui, écrire. Pour certains, il est naturel de parler. Pour moi, il est naturel d'écrire. J'ai dû commencer quand j'avais dans les 10 / 12 ans (quand je m'ennuyais en cours), je n'ai jamais cessé. Seulement voilà : on peut écrire, inventer des trucs, et même construire une histoire du début à la fin, quand on a aucune base sérieuse du métier, ça peut aboutir, mais sûrement pas à monter un projet crédible. Nous avons beaucoup rêvé et puis... et puis, Julien a dû faire face à certaines choses et se résoudre à s'investir dans la vie active. Puis moi aussi. Puis Laurent. Nos projets sont restés en gestation, pas définitivement enterrés, mais bien endormis tout au moins.
Et puis l'année dernière, après une crise existentielle particulièrement longue et douloureuse, je me suis dit que c'était trop bête de renoncer, que mon job actuel, de toute façon, me permettait de survivre mais en aucun cas de réaliser ce à quoi je tenais le plus, et que si je ne faisais rien maintenant, j'allais sombrer dans un échec total et destructeur. Je résume, la maturation a été bien plus longue et chaotique que ça, mais je n'ai pas trop envie de revenir là-dessus. J'ai cherché des cursus universitaires et des cours par correspondance sur le cinéma. Ça n'a pas été concluant, c'était très théorique et très éloigné de ce que j'avais vraiment envie de faire. Et puis un soir, je suis tombée sur une école de cinéma au Québec qui proposait des formations dans différentes branches assez faciles à cumuler avec un emploi un plein temps et surtout... tout se passait par internet. J'ai hésité, tergiversé... puis je me suis lancée. Scénariste. Exactement ce qui me convient. Six cours à compléter en un an. Ça n'a pas été si facile, non que le contenu soit au-dessus de mes moyens (jusqu'aux deux derniers, j'ai plutôt eu l'impression de me balader), mais parce que, psychologiquement, je suis plus douée pour me dresser des barrières que pour les renverser. Enfin voilà. J'arrive au bout de la formation. J'ai appris des choses très utiles dans l'élaboration d'un scénario, ainsi que sur la rédaction tout cours (dire que j'ai fait un cursus littéraire et que c'est maintenant que j'apprends ça !), je me fais un peu de souci pour le dernier cours quand même car c'est très précis et très subtil, je ne suis pas sûre de vraiment maîtriser les nuances, mais bon... Alors voilà, demain, je passe la première partie de l'examen final, la partie théorique qui porte donc sur ce que j'ai appris. La seconde partie consiste à rédiger un scénario de cinq minutes, mais comme je suis d'un naturel très prévoyant (voire trop), j'ai écrit depuis des semaines le synopsis grossier de l'histoire que j'allais développer (pas un film d'action, vu la durée !).
La question est évidemment : où cela va-t-il me mener ? Franchement, je n'en sais rien. Mais même si mes projets restent à l'état de projet set n'intéressent personne, au moins, je ne regretterai pas de ne pas avoir essayé.
J'envisage d'ailleurs pour un peu plus tard de suivre une autre formation que propose cette école et qui m'intéresse aussi : recherchiste documentaliste. Comme m'a dit une copine : "tu es une fouineuse hors pair, ça devrait te convenir". Par "fouiner", elle entend "chercher", bien sûr, pas fourrer mon nez où j'ai pas besoin.
Donc demain...
lundi 4 février 2008
Mes dix films
Dans le cadre de la formation que je suis en train de finaliser, je devais faire une liste des dix films que je préférais. J'ai donc établi la suivante :
-Le Septième Sceau (Ingmar Bergmann)
-La Cité des Enfants Perdus (Jeunet et Caro)
-Dead Again (Kenneth Branagh)
-La Liste de Schindler (Spielberg)
-Shining (Stanley Kubrick)
-Rencontres du 3e Types (Spielberg)
-Le Cercle des Poètes Disparus (Peter Weir)
-Amen (Costa-Gavras)
-Le Bonheur est dans le Pré (Etienne Chatilliez)
-Le Nom de la Rose (Annaud)
-JFK (Oliver Stone)
Mais il y en aurait tant d'autres à rajouter, c'est trop dur de choisir ! Déjà, je mettrais en plus : Garde à Vue, évidemment. Pas de Printemps pour Marnie (Hitchcock). Ou Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (Jeunet). Ou bien encore Danse avec les Loups. Sans parler des films à répliques cultes. Ou bien de ma tocade pour certains films de Wim Wenders (Der Himmel Über Berlin, par exemple). Pour Danse avec les Loups, j'étais allée le voir avec mon frère ; ça nous avait tellement plu qu'en rentrant, on s'était fabriqué des colliers à l'indienne et tout le toutim !
Je reconnais... je reconnais qu'il y a peu de fims français dans le lot... et encore moins de films anciens. J'ai un peu de mal avec le cinéma antérieur aux années 60, j'ai du mal à accrocher. Par exemple, j'ai eu l'occasion d'aller voir L'Ange Bleu en V.O. lors de mon passage en fac et... eh bah, ça m'a laissée de glace ! Je n'ai pas du tout succombé au charme de Marlène Dietrich !
En fait, je crois que je ne suis pas du tout cinéphile. J'aime les histoires, les belles images, les personnages et les bonnes répliques. Les scénarios bien rythmés. Pas trépidants non plus, mais rythmés. Parce que dès que ça devient plus lent... je dors ! Je dors vraiment ! Je me souviens par exemple d'un jour de Noël (après un réveillon fort tardif) où mon jeune cousin Alexis avait entrepris de me faire visionner ce qui constituait pour lui un chef d'oeuvre : Astérix et Obélix (le film, le premier). J'étais assise dans un confortable divan moelleux, un chaton endormi sur les genoux me tenait bien chaud, le film était mortel... J'ai dormi jusqu'au générique de fin !
"Alors, il était bien, ce film ?
-Euh... Difficile à dire, mais à mon sens... non... "
dimanche 3 février 2008
Michel Serrault
Alors lui, c'est l'un de mes acteurs préférés entre tous. Je ne dis pas ça parce qu'il est mort l'été dernier, c'était déjà le cas avant. D'ailleurs, pire que tout, j'ai appris son décès (et celui de Bergmann), le jour où je rentrais de vacances. J'adore non seulement son jeu d'acteur, mais son timbre, son élocution, son humour, ses délires, bref, absolument tout. J'ai bien dû regarder quinze fois Le Bonheur est dans le Pré. Mais aussi Garde à Vue, l'un de ses plus grands films. Et il était absolument génial dans L'Affaire Dominici, un téléfilm. Ne parlons pas de Zaza de la Cage aux Folles...("Renatooooooooo !...."). J'avais un peu moins aimé Le Papillon, mais je l'avais trouvé très bon dans Belphégor, même si le film était loin d'être un chef d'oeuvre (Directeur du Musée : "Je vais lui coller un plan Vigipirate dans les gencives !" / Serrault : "C'est ça, à l'abordage ! Hissons le pavillon noir !"). Donc, vendredi, je trouve un DVD à bas prix intitulé Une Hirondelle Fait le Printemps, un film de 2001 tourné dans le Vercors. A l'époque, j'avais plus ou moins projeté d'aller le voir en salle, puis renoncé, je ne sais plus pour quelle raison. Je pensais passer un bon moment. Eh bien... non. J'ai trouvé ce film extrêmement moyen, malgré quelques bons passages, pas très rythmé et... prévisible. Avec une fin en queue de poisson comme je les déteste. Ça n'est pas dû aux acteurs, ils font tout ce qu'ils peuvent, mais à la réalisation et à un scénario pas très bien construit. Finalement, je ne regrette pas de ne pas l'avoir vu en salle, je me demande même si je ne vais pas me débarrasser du DVD.
En tout cas, si j'avais été réalisatrice, j'aurais adoré tourner avec lui.





