Le Petit Royaume de l'Atlante

Moi, mes émotions, mes humeurs, mes envies...

samedi 21 mars 2009

Crises

Le monde a traversé bien des crises par le passé. Des crises très graves dont le bilan se mesurait en pertes humaines effroyables.

Le XIVe siècle, par exemple. Dès le début de cette période désastreuse, un changement climatique provoque une série d'années humides qui, réduisant les récoltes au quasi rien, déclenche des famines apocalyptiques et, consécutivement, des épidémies meurtrières. L'économie s'en ressent durement. Ajoutons à cela que les trois Capétiens directs disparaissent sans laisser de postérité masculine et que l'accession au trône des Valois sous le prétexte d'une prétendue loi salique héritée des temps mérovingiens provoque la rupture avec l'Angleterre et la fameuse guerre de Cent Ans, en réalité une longue période de guerre larvée qui dure jusque dans la seconde moitié du XVe siècle. Cette période trouble provoque l'effondrement du cours des matières premières et des bouleversements sociaux importants. Et comme si cela ne suffisait pas, en 1348, débarque la Grande Peste Noire qui décime 25 millions de personnes (125 millions en Chine) et qui revient ensuite sporadiquement saigner la population jusque vers 1730. Sur le plan démographique, les gens mettront trois siècles à récupérer de ce fléau et, sur le plan psychologique, la conscience collective en restera marquée à jamais, jusqu'à nos jours. Comment s'étonner, dans ces conditions, que les XIVe et XVe siècles soient le théâtre de multiples jacqueries et soulèvements dans les régions les plus pauvres du beau royaume de France ?

Le XVIIe siècle, en particulier le règne de Loulou le Quatorzième, ne fut guère meilleur. Passons sur les épidémies dont le roi n'est certes pas responsables. Vers le fin des années 1640, aux épidémies s'ajouta la Fronde. Des "gens de guerre" sillonnent les campagnes, brutalisent les paysans, les tuent parfois. Une fois atteinte sa majorité, le jeune roi, revanchard, proclamera que "l'état c'est moi !", se passera de premier ministre et développera le système de la Cour et de l'Étiquette afin de tenir à l'œil la grande noblesse et de la distraire de l'idée de lui chercher querelle. Et si cela n'y suffit pas, il l'expédie à la guerre répandre son sang pour sa plus grande gloire. Au point que, rapidement, il devra développer le système de la "noblesse de robe" afin de pouvoir renflouer ses caisses et ses armées. Quant aux paysans, il n'a certes pas le pouvoir de leur assurer de bonnes récoltes alors il fait mater les quelques insurrections qui éclatent à la suite des crises dites "frumentaires". Celle de 1662 / 1663, tout d'abord, terrible. Et surtout celle de 1693 / 1694, engendrée par une succession d'années "pourries", qui vit périr un Français sur sept sur une population totale de 21 millions d'habitants, soit l'équivalent de la guerre de 14 / 18, mais en deux ans seulement. Dans les vieux registres, ce plongeon démographique est visible comme le nez en plein milieu de la figure : l'année 1694 se singularise par une augmentation hallucinante des inhumations que même un néophyte ne peut faire autrement que de remarquer.

Enfin, la grogne de la fin des années 1780 est aggravée par l'hiver 1788, terriblement froid, et la disette qui s'ensuivit. Nul doute que si les cours du blé et le prix du pain n'avait pas flambé, la Révolution n'aurait pas été ce qu'elle a été.

Actuellement, nous sommes en crise. On nous le rabâche tellement d'ailleurs que, même si on refuse de se laisser aller au pessimisme ambiant, l'idée, relayée par le matraquage médiatique systématique, finit par s'incruster durablement dans nos esprits. Les prix ont augmenté, certes : le lait, le pain, les produits de base. Pas de famine à l'horizon, néanmoins, ni de disette. Des gens, dans la rue, oui, certes. Nos chers médias n'oublient pas de nous signaler les SDF morts de froid durant l'hiver... tout en oubliant de mentionner ceux, bien  plus nombreux, qui meurent aussi dans la rue tout le reste de l'année dans l'indifférence générale.

On nous parle de "pouvoir d'achat" à longueur de journée. Mais de "pouvoir d'achat" de quoi ? De nourriture, certainement pas. De vêtements, certainement pas non plus. Quand on voit les petites nanas des établissements scolaires qui, au premier rayon de soleil, sont déjà en tee-shirts, le ventre à l'air pour bien exhiber leurs piercings et le décolletté bien échancré pour bien montrer la marchandise, on est en droit de douter que leur habillement minimaliste provient d'un pouvoir d'achat en berne. Alors, force est de se dire que ce "pouvoir d'achat" concerne des produits autres. Musique, voitures, technologies, cosmétiques.... Les loisirs, en quelques sortes. Ceux qui rendent la vie un peu moins terne mais qui, dans la gamme des priorités, passent tout de même après l'essentiel.

Avoir un toit. De quoi se vêtir, se chauffer, se nourrir. Et être libre.

Nos ancêtres se révoltaient parce qu'ils crevaient de faim et de servitude. Les esclaves des îles des Caraïbes se sont révoltés pour être libres et admis au rang des hommes. Nous, nous râlons pourquoi ?

Personnellement, je préfère me passer d'écran plat et avoir des légumes dans mon assiette.

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mercredi 18 mars 2009

Et ça fait...

... deux mois aujourd'hui pour Gabriel !

Des news ? Bon, à la visite chez le doc de la semaine dernière, il en était à 4.120 kg. A la pesée au début de cette semaine, il en était à 4.890 kg. Il se rattrape ! Espérons tout de même qu'il ne va pas prendre 700g chaque semaine car, sinon, il va devenir rapidement énorme...

Ceci dit... Quelques posts plus bas, vous avez une photo de mon grand-père avec Charlotte et Félix. Leur maman a eu la première aux US, à Fresno, et le second à Volvic. Etant très orientée médecine naturelle, bio et tout le toutim et têtue comme une bourrique, elle avait décrété qu'elle n'accoucherait pas à l'hôpital mais dans une baignoire. Donc acte. Comme aux US, ils ne sont pas du tout branchés là-dessus, sa baignoire, elle l'a commandée sur Internet et a accouché chez elle, avec une sage-femme. Au bout du compte, la côtelette prénommée Charlotte pesait la bagatelle de 4.150 kg à la naissance. Bébé, elle était... bah... joufflue, quoi ! Même que son papa lui disait : "Profites-en parce que c'est la seule période de ta vie où on te le pardonnera !". Maintenant, c'est une petite fille tout ce qu'il y a de plus normal, voire même un peu gracile (mais pas maigre).

Pour Félix, comme c'était en France, ma cousine a réussi à trouver une baignoire plus vaste. Comme le médecin était en retard, ma cousine s'est installée tout bonnement dans sa baignoire et a accouché tout tranquillement, en un quart d'heure. Vous me direz : il ne devait pas être bien gros pour que ce fût aussi rapide. Détrompez-vous. Ils n'ont pesé Félix que trois jours après sa naissance. Et il pesait encore 4.700g... Alors à deux mois... Tiens, c'est d'ailleurs l'âge où je l'ai vu pour la première fois, à la mi-août 2003, en pleine canicule. Ce n'était pas un gros poupon, c'était un énorme poupon ! Qui glissait de partout. Mon cousin Alexis, 13 ans à l'époque, à qui je l'avais refourgué pour faire une photo, ne savait même plus comment le tenir. Eh bien Félix a perdu tous ses bourrelets dès qu'il a commencé à marcher et c'est maintenant un petit garçon de presque six ans tout ce qu'il y a de plus classique. Comme quoi...

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mardi 10 février 2009

Les origines d'une guerre

... et ce qu'il faut en retenir.

"Alors que, sous l’effet des progrès des techniques agraires et des défrichements, la population s’accroît en Occident depuis le Xe siècle, on franchit un seuil qui dépasse les capacités de productions agricoles dans certaines zones d’Europe dès la fin du XIIIe siècle. Avec le jeu des partages successoraux, les parcelles se réduisent : elles n’ont plus en 1310 que le tiers de leur superficie moyenne de 1240. Certaines régions comme les Flandres sont en surpopulation et essayent de gagner des terres cultivables sur la mer,. Néanmoins, pour couvrir leurs besoins, elles optent pour une économie de commerce permettant d’importer les denrées agricoles. En Angleterre, dès 1279, 46 % des paysans ne disposent que d’une superficie cultivable inférieure à 5 hectares. Or, pour nourrir une famille de 5 personnes, il faut de 4 à 5 hectares. La population rurale s’appauvrit, le prix des produits agricoles baisse et les revenus fiscaux de la noblesse diminuent alors que la pression fiscale augmente et donc, les tensions avec la population rurale. Beaucoup de paysans tentent leur chance comme saisonniers dans les villes pour des salaires très faibles, engendrant aussi des tensions sociales en milieu urbain. Le refroidissement climatique provoque de mauvaises récoltes qui se traduisent du fait de la pression démographique en famines (qui avaient disparu depuis le XIIe siècle) dans le Nord de l’Europe en 1314, 1315 et 1316 : Ypres perd 10 % de sa population et Bruges 5 % en 1316."

La seule manière pour la noblesse de compenser la perte de ses revenus fonciers est de déclencher la guerre : les captifs paient une rançon, les perdants du conflit un prix, le pillage des villes est profitable et l'effort de guerre permet d'augmenter les impôts. A cette époque, une stupide querelle dynastique permet de provoquer le conflit : ce sera la guerre de Cent Ans.

Là-dessus éclate l'apocalypse : la Grande Peste Noire de 1348 qui décime plus d'un tiers de la population française (et européenne).

Les problèmes sont résolus : les excès démographiques sont régulés, les survivants récupèrent les terres des disparus, la guerre a permis aux Valois d'assurer leur pouvoir et la population mettra plus de trois siècles à se remettre réellement de toutes ces épreuves.

L'intérêt de cette histoire ? J'y viens.

Actuellement, nous sommes dans la même situation qu'avant cette "crise", mais cette fois, à l'échelle mondiale. Les progrès de la médecine ont permis de faire reculer, tout au moins dans les pays "civilisés", les fléaux épidémiques du temps passé. Mais ceux-ci existent toujours, à l'état endémique, dans certaines régions du globe et d'autres, disparus, sont conservés dans les chambres froides des laboratoires scientifiques. La crainte d'une attaque bactériologique n'est pas qu'un épouvantail : cette méthode est utilisée depuis la nuit des temps (la Peste Noire a commencé comme ça, d'ailleurs), ce sont seulement les technologies qui ont changé.

Toutes ces mesures de prophylaxie ont provoqué un accroissement spectaculaire de la démographie. Actuellement, la population mondiale dépasse largement les ressources que peut lui offrir la planète.

Les tensions politiques sont réelles : le Moyen-Orient est une véritable poudrière que nos gouvernements occidentaux entretiennent complaisamment parce qu'il est plus rentable de vendre des armes que d'éviter des massacres d'innocents.

La météo s'affole, ce n'est pas une chimère. L'alimentation, si elle n'est pas liée aux aléas climatiques, devient un problème croissant.

L'Histoire est un éternel cycle de recommencement. Mais nous sommes encore trop stupides pour le comprendre et en tenir compte.

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lundi 1 décembre 2008

Si vous le dites...

Décidément, ces derniers jours, la NR, que je trouve d'habitude d'un vide sidéral, m'inspire. Aujourd'hui, ce sera bref. Le journal publie les résultats d'un sondage concernant les produits bio : faites-vous confiance aux produits bio ?

23.6 % des sondés assurent que oui, les agriculteurs sont sérieux.
18.9 % assurent aussi que oui, tant que les produits en question ne viennent pas de Chine.
29.9 % assurent que non, la traçabilité des produits n'est pas au point.
27.6 % assurent qu'ils ne sont pas du tout fans de bio.

Ces chiffres méritent, je crois, une sérieuse réflexion.

Bio ou pas bio, je crois que désormais, il va falloir nous résoudre à décrypter chaque étiquette...

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dimanche 30 novembre 2008

Question philosophique... et surtout humaine !

J'ai lu hier dans la Nouvelle République le courrier d'une lectrice qui m'a interpellée, Mme Jocelyne Cathelineau, de Saint-Maixent-l'École (79). Si je la cite ainsi, ce n'est point pour lui attirer l'opprobre, bien au contraire. Voici l'article en question.

Le Choc de deux Mondes

Certaines oeuvres conceptuelles contemporaines agissent comme des provocations quand des enfants meurent de faim.

Un musée a acquis l'oeuvre de Jana Sterbak, Vanitas : robe de chair pour albinos anorexique. L'artiste aime les "oeuvre conceptuelles conçues dans une intention éphémère". Aussi, sa robe est-elle composée de 25 kg de vraie viande rouge afin que vous et moi puissions observer "l'esthétique insoupçonnée de la matière organique". En d'autres mots, que nous puissions la voir vieillir, pourrir, se décomposer puis disparaître, comme tout être humain. Morbide, madame Starbak ? Allons donc, elle ne touche pas la chair pourrie elle-même, elle vend l'idée avec une fiche technique. A charge pour le musée qui a acheté l'oeuvre de réaliser l'immonde vêtement et de se débrouiller pour la conservation. Après avoir hésité entre congélation et séchage de l'oeuvre sanguignolente, un génial chef de service du musée a tout simplement décidé que les employés créeraient une nouvelle robe à chaque installation. Et hop, 25 kg de viande à la poubelle !

La Mission médicale internationale, agissant au Darfour, m'avise plus sobrement que plus de deux millions de Soudanais sont en train de mourir de faim. Personne ne fait la queue pour voir mourir un véritable enfant qui n'a pas 500g de chair sur le coprs. Le petit squelette de la photo, auquel on tente de faire avaler une cuillerée, est lui aussi une "oeuvre éphémère", mais bien contre son gré...

Pour le pris de deux ou trois entrées au musée, on peut alimenter et donner à boire non seulement à cet enfant, mais à quinze autres, pendant une semaine. Je n'ose calculer combien de vies seraient sauvées avec le prix des 25kg de bon steak réclamés pour chaque "robe de chair pour albinos anorexique", et préfère ne pas savoir à quel prix madame Sterbak a vendu le concept dont l'esthétique m'échappe.

Je n'ai rien contre l'art moderne, contemporain, conceptuel, les oeuvres éphémères et les installations. Permettez-moi tout simplement d'avoir d'autres priorités que de me rendre au musée avec une pince à linge sur le nez.
   
   


Au-delà de l'indignation, bien légitime, de cette dame, plusieurs questions peuvent effectivement se poser. Notamment celle de la décence (ou de l'indécence), du droit au gaspillage, de ce que recouvre le concept de "l'esthétique". Plus encore, si les musées qui exposent ce genre d'horreurs ne sont pas plus à blâmer que l'auteur dérangée (ou diablement rusée) qui les invente. Car parler des gens en bien ou en mal, c'est toujours leur faire de la pub, et il se trouvera toujours quelque mécène tout aussi dérangé pour admirer et acheter ce genre de choses.

Dans un monde où un bon tiers de la population humaine meurt littéralement de faim, un autre tiers souffre de malnutrition et le tiers restant doit composer avec la crise, la viande trafiquée, les abus de l'élevage "en gros", 25 kg de viande rouge destinée chaque jour à la benne au sacro-saint grand nom de l'art soulève en effet un singulier dégoût. Ce qui conduit à une autre question tout aussi philosophique : l'art peut-il tout se permettre ? 

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mercredi 26 novembre 2008

Crise

Bon. Les médias nous le rabâchent à longueur de journée : c'est la crise. La récession. Le trou noir. Ils le rabâchent tellement, d'ailleurs, qu'on se demande si ce n'est pas intentionnel afin de bien miner le moral de tout le monde, au cas où il resterait encore des naïfs pour ignorer qu'on traverse une période morose. Les banques s'effondrent, la bourse chute, l'immobilier coule à pic, le bâtiment souffre... ça, c'est maintenant. Et on nous dresse déjà le pronostic d'une très joyeuse année 2009 : récession, chômage, restrictions, restrictions, restrictions...

Là où ça me chiffonne, c'est que le moral des Français, selon les médias, est directement indexé sur le pouvoir d'achat et la consommation. Je sais que nous vivons dans un monde extrêmement matérialiste mais là, on atteint quand même des sommets !

Alors non, le bonheur ne s'indexe pas du tout sur le pouvoir d'achat. Avoir de quoi vivre, évidemment. Manger, s'habiller décemment, se loger, se chauffer. Mais ça ne tient pas qu'à la (sur) consommation. A la frénésie d'acheter qui nous laisse toujours insatisfaits. Il y a bien des petits plaisirs qui ne coûtent rien et font autant de bien à l'âme, sinon plus.

Et si, pour changer, les médias nous parlaient des choses heureuses de ce monde ?

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mercredi 19 novembre 2008

Agriculture

J'ai déjà eu l'occasion de dire que je viens de la terre (mon grand-père était agriculteur) et que j'en suis fière. Après tout, c'est grâce à la sueur de tous ceux qui se sont tués sur leurs sillons qu'ont pu vivre tous les autres, en particulier ceux qui claquaient les impôts extorqués au pauvre peuple en vanités versaillaises. Enfin, passons.

Aujourd'hui, faisant un saut dans un centre commercial pour acheter une bricole, je me suis retrouvée au milieu d'un blocus érigé par les producteurs de lait. Ils avaient même bâti des barricades avec... des trains de caddies ! Autre époque, autre matériel...

Un tout jeune homme, fort aimable au demeurant, m'a remis un tract dont voici la teneur :

QUI SE FAIT DU BEURRE SUR NOTRE DOS ?

Ça suffit !
Nous voulons partager la valeur ajoutée
avec les industriels et les grandes surfaces.
Nous voulons un prix du lait équitable pour vivre de notre métier !

Derrière les fromages, les yaourts, les bouteilles de lait, le beurre et la crème que vous achetez en rayon, il y a 90 000 fermes laitières réparties dans toutes les régions de France. Des hommes et des femmes qui traient en moyenne 35 vaches deux fois par jour et 365 jours par an.

Ce métier, nous l'aimons et nous sommes fiers de fournir un lait de qualité qui permet de fabriquer autant de bons produits.

Nous avons besoin de votre soutien :

www.jesoutiensleseleveurslaitiers.com

Un graphique accompagnait cette intéressante prose, montrant clairement que chaque extrême de la filière, c'est-à-dire les producteurs à la base et nous, les consommateurs, à l'autre bout de la chaîne se font royalement arnaquer par les intermédiaires et les grandes surfaces. Les uns parce que le cours du lait est constamment revu à la baisse. Les autres, parce qu'ils paient cet aliment de base au prix fort.

Peut-être serait-il grand temps de repenser l'agriculture autrement... 


 

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lundi 10 novembre 2008

Un avenir ?

Hélène me taxe de pessimisme... Ce n'est pourtant pas dans ma nature. Disons que je suis... lucide, tant sur les chiffres bruts que sur leurs conséquences inéluctables et les solutions envisageables. En l'absence de solution morale... Nous ne sommes pas non plus faits pour vivre les uns sur les autres.

Nous avons entendu parler, ces derniers temps, de la crise financière, puis, à présent, de la crise économique. De jolis mots bien abstraits qui font naître une inquiétude sourde et insidieuse. Et la crise humaine, qui en parle ? Car elle a déjà commencé. Et elle est bien plus grave. Al Gore nous a jeté en pâture il y a deux ou trois ans un film intitulé Une Vérité qui Dérange. Comme dit une de mes cousines, "après ça, on ne peut plus dire qu'on ne sait pas". Certes. On sait. Les désastres écologiques, les menaces qui pèsent sur le climat, les pôles, la planète toute entière. Les populations qu'un réchauffement climatique mettrait en péril. Mais même ça, ça ne nous touche pas, nous, ça reste en dehors de nous, de nos petites personnes.

Un autre film vient de sortir (le 5 novembre) qui s'intitule : Nos enfants nous accuseront. Cette fois, il ne s'agit ni climat, ni de calotte polaire, ni de glaciers, ni des fleurs et des petits oiseaux. Il s'agit de nous. La bande-annonce : ici. Et si ça existe en France, ça existe, non seulement dans tous les pays industrialisés, mais aussi à plus forte raison dans les pays en voie de développement et les pays pauvres où les malades n'ont pas accès aux services de soin et aux traitements adaptés. Les organisations humanitaires dénoncent de longue date le scandale du sida en Afrique (d'autant plus scandaleux, en effet, que cette maladie moderne a toutes les chances d'avoir été fabriquée en laboratoire), mais il est bien d'autres maux dont on ne dit rien. Un doute ? Les OGM, par exemple, si décriés sous nos latitudes. Bien des dirigeants africains et autres ne s'encombreront de telles questions d'éthique tant la question se résout à sa plus simple expression : ou laisser le peuple mourir de faim, ou le nourrir de céréales (et autres produits) génétiquement modifiés avec sans doute des conséquences à long terme, mais d'ici là !....

Enfin, plus tangible encore, le scandale des produits alimentaires chinois, ces derniers temps, contenant des substances dangereuses, voire mortelles : lait pour bébé, bonbons, confiseries, etc. La Chine a ses raisons que la raison ignore et la plus grande est que si, sur ses trois milliards de ressortissants, quelques uns succombent à ses expériences chimico-alimentaires, ça fera partie des pertes acceptables. Là-bas, les Droits de l'Homme, ce n'est pas pour demain. Là où le bat blesse, c'est qu'apparemment, les Chinois ne verraient aucun inconvénient à nous faire participer nous aussi à l'expérience en question.

Mais point n'est besoin de partir si loin, comme le montre le film ci-dessus évoqué, pour comprendre que la crise humaine a déjà commencé depuis... quoi !... quinze, vingt, trente ans, peut-être ! "Ne remplaçons pas nos paysans par des produits chimiques".

Plus simple encore. Regardons les abeilles. Elles sont le symbole de notre survie. Car le jour où les abeilles disparaîtront, nous n'aurons plus que trois ans à vivre.   

Posté par Atlante41 à 11:42 - Sciences - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 23 juillet 2008

Expérience chimique...

... pour les non chimistes...

Ingrédients : 2 litres de coca light et un tube de Mentos aux fruits.

Je vous laisse imaginer ce que la même combinaison peut faire dans un estomac...

Posté par Atlante41 à 13:33 - Sciences - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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mercredi 16 janvier 2008

Nourritures terrestres...

Après l'élevage intensif, l'agriculture aux pesticides, le coca-cola, la nourriture préfabriquée façon Mc Do, la culture des OGM... nous voici à l'ère de l'élevage cloné ! "L'agence américaine de réglementation des produits alimentaires (FDA) a donné mardi le feu vert à la commercialisation des produits provenant d'animaux clonés malgré de fortes réticences de groupes de consommateurs, de certaines industries et au Congrès". Décidément, ces Américains s'acharnent à nous faire bouffer n'importe quoi !

Pire encore. Ménagères de moins de 50 ans qui lisez ce blog, vous avez sans doute constaté depuis quelques temps une nette augmentation des prix de ce qu'on appelle "les produits de consommation courante", tels que le pain, les laitages, les oeufs... Et les médias vous ont gentiment expliqué que les matières premières ayant augmenté, ce qui ne s'était pas produit depuis la fin de la dernière guerre, il était donc parfaitement logique que les produits dérivés augmentent aussi. Mais de qui se moque-t'on !

Le prix du pain, pour augmenter, n'a pas attendu que le cours du blé augmente : il est en constante augmentation depuis 1945. Quant au reste... Moi, quand j'allais au lycée, vers la fin des années 80, on nous apprenait en géographie que la production du lait était soumise à des cotas et que les producteurs de fruits et légumes étaient contraints de jeter aux ordures leurs excédents de production. J'ai en particulier le souvenir d'une photo de mon bouquin de géographie montrant un producteur de pommes en Normandie balançant des tonnes de fruits à la décharge. Et aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que ces matières premières sont en sous-production ? Nos braves paysans, alors, devraient s'enrichir. C'est pourtant loin d'être le cas. Le cours de la viande est en constante dégringolade, ne parlons pas de celui des céréales ou du lait !

A qui profite le crime ? Pas aux travailleurs de la terre !

Pour en revenir aux animaux clonés à des fins alimentaires, je trouve ça vraiment... On nous a dit et répété qu'un clone, ça n'était pas un double parfait, mais une copie. Essayez donc de copier la photocopie d'une photocopie d'une photocopie de... ! L'image est simpliste, mais ça marche de la même façon avec les cellules humaines. Le résultat final sera pâle et mal formé. En matière de clonage, il n'y a même pas besoin d'attendre le développement d'un tel processus pour s'en rendre compte. Feue Dolly n'a pas résisté bien longtemps et la plupart des animaux clonés sont atteints de malformations plus ou moins graves. Est-ce que cela représente un danger pour l'alimentation ? Dans le doute...

Ces derniers jours, la culture du maïs trangénique a été interdite en France, à la grande satisfaction des écolos de tout poil. Là-dessus, tout au moins, un consensus semble avoir eu lieu (il faut espérer que ça continue), même si, à mon avis, il faut continuer à étudier (j'ai bien dit "à étudier") les OGM, non pas en culture "plein champ" mais tout au moins en laboratoire expérimental protégé, à des fins scientifiques. Même si, dans certains pays, face aux famines récurrentes qui ravagent les populations, les dirigeants se poseront beaucoup moins de questions d'éthique : entre deux maux...

 

Posté par Atlante41 à 17:58 - Raaaaaagggghhhhhhh !!!!!! - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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