samedi 13 juin 2009
Nuage

lundi 10 novembre 2008
Un avenir ?
Hélène me taxe de pessimisme... Ce n'est pourtant pas dans ma nature. Disons que je suis... lucide, tant sur les chiffres bruts que sur leurs conséquences inéluctables et les solutions envisageables. En l'absence de solution morale... Nous ne sommes pas non plus faits pour vivre les uns sur les autres.
Nous avons entendu parler, ces derniers temps, de la crise financière, puis, à présent, de la crise économique. De jolis mots bien abstraits qui font naître une inquiétude sourde et insidieuse. Et la crise humaine, qui en parle ? Car elle a déjà commencé. Et elle est bien plus grave. Al Gore nous a jeté en pâture il y a deux ou trois ans un film intitulé Une Vérité qui Dérange. Comme dit une de mes cousines, "après ça, on ne peut plus dire qu'on ne sait pas". Certes. On sait. Les désastres écologiques, les menaces qui pèsent sur le climat, les pôles, la planète toute entière. Les populations qu'un réchauffement climatique mettrait en péril. Mais même ça, ça ne nous touche pas, nous, ça reste en dehors de nous, de nos petites personnes.
Un autre film vient de sortir (le 5 novembre) qui s'intitule : Nos enfants nous accuseront. Cette fois, il ne s'agit ni climat, ni de calotte polaire, ni de glaciers, ni des fleurs et des petits oiseaux. Il s'agit de nous. La bande-annonce : ici. Et si ça existe en France, ça existe, non seulement dans tous les pays industrialisés, mais aussi à plus forte raison dans les pays en voie de développement et les pays pauvres où les malades n'ont pas accès aux services de soin et aux traitements adaptés. Les organisations humanitaires dénoncent de longue date le scandale du sida en Afrique (d'autant plus scandaleux, en effet, que cette maladie moderne a toutes les chances d'avoir été fabriquée en laboratoire), mais il est bien d'autres maux dont on ne dit rien. Un doute ? Les OGM, par exemple, si décriés sous nos latitudes. Bien des dirigeants africains et autres ne s'encombreront de telles questions d'éthique tant la question se résout à sa plus simple expression : ou laisser le peuple mourir de faim, ou le nourrir de céréales (et autres produits) génétiquement modifiés avec sans doute des conséquences à long terme, mais d'ici là !....
Enfin, plus tangible encore, le scandale des produits alimentaires chinois, ces derniers temps, contenant des substances dangereuses, voire mortelles : lait pour bébé, bonbons, confiseries, etc. La Chine a ses raisons que la raison ignore et la plus grande est que si, sur ses trois milliards de ressortissants, quelques uns succombent à ses expériences chimico-alimentaires, ça fera partie des pertes acceptables. Là-bas, les Droits de l'Homme, ce n'est pas pour demain. Là où le bat blesse, c'est qu'apparemment, les Chinois ne verraient aucun inconvénient à nous faire participer nous aussi à l'expérience en question.
Mais point n'est besoin de partir si loin, comme le montre le film ci-dessus évoqué, pour comprendre que la crise humaine a déjà commencé depuis... quoi !... quinze, vingt, trente ans, peut-être ! "Ne remplaçons pas nos paysans par des produits chimiques".
Plus simple encore. Regardons les abeilles. Elles sont le symbole de notre survie. Car le jour où les abeilles disparaîtront, nous n'aurons plus que trois ans à vivre.
mercredi 23 juillet 2008
Expérience chimique...
... pour les non chimistes...
Ingrédients : 2 litres de coca light et un tube de Mentos aux fruits.
Je vous laisse imaginer ce que la même combinaison peut faire dans un estomac...
lundi 21 juillet 2008
Peut-être ailleurs...
J'ose à peine classer ça dans la catégorie "sciences"... Je suis tombée par hasard sur un site où on peut regarder des reportages sur les OVNIS. Comment, je crois à ça, moi ? Piano... D'abord, il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. OVNI est un sigle qui dit bien ce qu'il veut dire : Objet Volant Non Identifié. Ce n'est pas pour autant qu'ils ne sont pas identifiables.
Constatation : à deux exceptions près, toutes les vidéos et photos présentés comme témoignages dans les reportages sur le phénomènes sont... on ne peut plus floues. Il pourrait s'agir d'un Airbus A380, d'un oiseau, d'un cerf-volant ou d'une balle de ping-pong qu'on ne verrait pas la différence. Seul détail intéressant dans ce fatras pénible à regarder : les trajectoires sont parfois insolites. Pas celles d'un avion, d'un oiseau, d'un cerf-volant ou d'une balle de ping-pong, justement. Quant aux deux photos présentant un objet beaucoup plus visible... Ma foi, sur l'une, il s'agissait d'une soucoupe "classique" digne des films de science-fiction des années 60 ; sur l'autre, d'une autre soucoupe évoquant un peu la forme d'un sombrero (normal, c'était au Mexique). Vrai, faux, supercherie ? Difficile à dire.
Alors que dire sur le sujet ? Je me souviens personnellement de la vague d'OVNIS qui, durant plusieurs nuits d'affiliées, avait égayé les nuits du ciel belge vers 1990 et dont été témoins des milliers de personnes de tout âge, de toutes les catégories sociales, y compris des policiers, des journalistes, etc. Les observations étaient précises quant à la forme des objets en question. Les chasseurs belges, lancés à leur poursuite, se sont fait semer en un rien de temps. De même, si l'on traverse l'Atlantique, on constate qu'il y a une forte concentration de phénomènes ovniaques dans le désert du Nouveau Mexique, notamment dans le Nevada.
Le Nevada justement... théâtre d'opération de la base militaire la plus secrète de tous les Etats-Unis, la fameuse zone 51 qui, en réalité, s'appelle Groom Lake (un ancien lac asséché) et dépend de Nellis. Une zone désertique et déserte aussi grande que la Suisse qui n'est répertoriée sur aucune carte (mais que l'on trouve quand même sur Google Earth). Les militaires abriteraient-ils donc dans les immenses sous-sols dissimulés sous de banals hangars des engins venus d'ailleurs ? Hum...
L'un des avions militaires les plus sophistiqués est l'Awak. Design très futuriste, parfaitement identifiable. Bizarrement semblable à certaines observations d'OVNIS des années 60 / 70. Pourrait-on logiquement en déduire que ces observations vieilles de trente ans correspondaient aux premiers essais de l'avion en question ?
Et la Belgique, alors ? Pas de base militaire ultrasecrète. Certes. Mais tout près, sur les côtes anglaises, il y a une base de l'OTAN. Le "machin" cher au cœur de notre vieux et défunt Charles laisse tout de même planer le doute.
Faut-il pour autant en conclure que nous sommes seuls dans l'univers ? Ce serait bien prétentieux, d'autant que notre petite planète étant située dans la banlieue de la galaxie, nous sommes plutôt à l'écart... Il y a à peine quinze ans que nous avons découvert la première exoplanète et, à part une brève excursion sur la Lune en 69, nous sommes tout de même loin de pouvoir aller fouiner aux quatre coins de notre système solaire, ne parlons pas du reste de l'univers. Il est même hautement probable qu'il y ait d'autres vies ailleurs. Quant à ce qu'elles sont...
Comme le disait je-ne-sais-plus qui : la meilleure qu'il existe d'autres êtres doués d'intelligence dans l'univers, c'est qu'ils ne nous ont encore pas rendu visite.
samedi 10 mai 2008
L'Oeil de Dieu
Comment naissent les légendes...
Il faut avouer que de nos jours, les légendes ont du mal à éclore. Si, si. L'éducation, l'école, les études, les progrès scientifiques ont, il faut bien le dire, fait reculer considérablement l'ignorance collective en mettant sur les choses et les phénomènes des explications rationnelles. Par exemple, lorsqu'il y a trois siècles, une comète cyclique ou non avait le malheur d'illuminer le ciel nocturne de nos contrées, les populations, engluées dans une misère funèbre et froide assortie d'observances religieuses particulièrement rigides, y voyaient immanquablement un signe funeste, le présage que l'implacable colère divine allait s'abattre sur eux pour les punir de leurs péchés. Réels ou imaginaires. Et d'imputer tout événement catastrophique ultérieur au passage de ladite comète. Point n'est besoin de remonter dans les tréfonds du Moyen Âge pour cela. Le XVIIIe siècle, pourtant dit "Siècle des Lumières", en est encore abondamment pourvu.
Aujourd'hui, le passage d'une comète suscite surtout un intérêt scientifique. Tout comme les éclipses, les étoiles filantes, les éruptions solaires, les aurores boréales... Il reste néanmoins, de ci delà, des poignées de gens acharnés à voir du merveilleux, de la magie là où il n'y en a pas. "On ne nous dit rien, on nous cache tout". Et de là à développer la théorie d'un complot mondial de la communauté scientifique au service des gouvernements. Tout y passe : les fantômes, le paranormal, les extra-terrestres, le chaînon manquant de l'évolution humaine, les tablettes de Glozel, l'Atlantide... La liste est quasiment infinie ! Point n'est besoin cependant de fantasmes imaginaires pour voir du merveilleux du pas de sa porte chaque jour : rien que le spectacle du soleil qui se lève est en soi un miracle.
La science repoussant sans cesse plus loin les ombres de l'ignorance, il reste un domaine où les amateurs de mystères et de merveilleux trouve encore matière à alimenter la manne inépuisable de leurs délires : l'Univers. Oui, l'Univers avec un grand U. La prochaine conquête de l'homme lorsqu'il en aura les moyens technologiques. Des télescopes géants nous permettent ainsi d'observer ce qui se passe à des dizaines de milliers d'années-lumière : nébuleuses, supernovas, nuages de gaz, amas d'étoiles... L'utilisation du spectre lumineux nous permet de déterminer l'emplacement des trous noirs, des pulsars, des quasars, des étoiles à neutrons... Reste que pour les ignorants dans mon genre, les photos de ces phénomènes cosmiques ont un aspect féerique. Des feux d'artifice de couleurs extraordinaires que même la palette d'un peintre ne parviendrait pas à recréer.
Ainsi, ces derniers jours, j'ai reçu d'une chaîne italienne la photo ci-dessous :
Le texte accompagnant cette photo extraordinaire disait que ce phénomène s'appelait "l'Oeil de Dieu", qu'il était cyclique et qu'il se produisait tous les trois mille ans environ. Il fallait ensuite faire un vœu et retransmettre le message à sept contacts. D'emblée, j'ai trouvé ça étrange : d'abord, cet Oeil ressemble bigrement à une nébuleuse. Ensuite, les nébuleuses ne sont pas du tout cycliques. Et enfin, je me demande quel astronome a pu vivre assez longtemps pour déterminer qu'un nuage de gaz peut avoir une périodicité de trois mille ans.
Google, mon grand ami, m'a donné les réponses à mes questions. L'Oeil de Dieu s'appelle en fait NGC 7293. C'est sûr que d'emblée, ce nom de baptême est beaucoup moins magique. Ensuite, comme je le pensais, il s'agit bien d'une nébuleuse, la nébuleuse Hélix (ou nébuleuse de l'Hélice) dans la constellation du Verseau, à 650 années-lumière de la Terre, découverte au XVIIIe siècle. Loin d'être cyclique, elle résulte de l'effondrement d'une étoile semblable au Soleil il y a... euh... en fait, ça, je ne sais pas. Et les magnifiques couleurs que nous pouvons admirer résultent des gaz que l'étoile a expulsés en s'effondrant. N'importe qui peut l'observer à n'importe quelle époque de l'année à partir d'un banal télescope domestique, à la seule condition que le ciel soit clair.
Mais son aspect, évidemment, est propre à nourrir bien des fantasmes.
Alors qu'ai-je fait de ce message ? Hum... D'abord, je comprends un mot d'italien sur dix. Le passage du vœu m'a donc complètement échappé. Et... oui, je l'ai retransmis. Mais de tous mes contacts, il n'y en a que deux qui pratiquent la langue de Dante... par conséquent, la chaîne risque fort d'être interrompue...
L'Oeil de Dieu, qui voit tout, verra sans doute aussi cela.
On peut admirer la Nébuleuse de l'Hélice sur Google Earth version Ciel.





