Le Petit Royaume de l'Atlante

Moi, mes émotions, mes humeurs, mes envies...

vendredi 26 juin 2009

King of Pop

J'ai appris la nouvelle ce matin en mettant le contact dans ma voiture : celui qui s'intitulait (un peu pompeusement) "The King of Pop" n'est plus. Âgé de cinquante ans, il a succombé hier à une crise cardiaque.

Évidemment, les réactions pleuvent de partout, même celles du plus mauvais goût. Pour ma part, sans être fan, j'appréciais ses albums des années 80 et du début des années 90. Thriller, Billie Jean, Bad... autant de chansons immortelles. Sans parler du moonwalk, ce fameux pas lunaire. L'homme était plus dérangeant, très ambivalent, un peu malsain. Mais comment aurait-il pu en être autrement d'un être plongé dans les affres du star-system à l'âge d'à peine cinq ans ? Il est déjà si difficile pour un adulte d'en sortir intact... L'argent, la gloire, les ors et les paillettes aliènent les âmes fragiles et ne rendent pas libre, loin s'en faut. C'est d'ailleurs un peu pour ça que je vois d'un assez mauvais oeil les parents qui poussent leur progéniture vers les médias sans se soucier une seconde de la préserver de leurs conséquences.

Mon parrain m'avait dit, il y a longtemps : "il finira comme Howard Hugues". Il n'avait pas tort. MJJ a seulement vécu moins vieux. En même temps, je n'ose pas imaginer l'allure qu'il aurait eue à 70 ou 80 ans...

Les fans pleurent. Les générations qui ont grandi au son de ses plus grands tubes saluent l'artiste, sa musique, son audace, son influence énorme sur toute la pop mondiale. Un journaliste a fait remarquer qu'il avait réussi dans la musique ce qu'Oprah Winfrey avait réussi à la télévision américaine et Barack Obama à la politique américaine, tout en soulignant que ces deux-là lui devaient beaucoup. Ce qui n'est pas faux. Il a été le premier chanteur noir à avoir égalé dans la musique bien des Blancs. Madonna n'arrête pas de pleurer. C'est dire (je dirais un peu méchamment qu'elle a l'émotivité d'une cuiller à café).

Enfin, une autre frange bien moins complaisante crache déjà sur l'homme, dénonçant sa folie, ses phobies, son train de vie dispendieux, les scandales dont il a été l'objet... Mais encore une fois, comment aurait-il pu en être autrement ? Fou, probablement. Encore est-ce un terme bien vague qui englobe tant d'autres "folies" qu'il ne veut finalement rien dire. Les phobies aussi : maniaque, mégalo, paranoïaque, hypocondriaque...Les dettes, sans nul doute : il dépensait bien plus que ce qu'il gagnait en "folies" (tout au moins à nos yeux de gagne-misère). La mégalomanie, sans doute : je me souviens d'un concert, au Mexique peut-être, où il se prenait  clairement pour Jésus sauveur du monde  Quant aux scandales...saura-t-on jamais la vérité ! Car les familles impliquées (qui se comptent sur la moitié des doigts d'une main, tout de même) m'ont toujours paru surtout soucieuses de lui extorquer des sommes colossales. Ces "affaires" ont en tout cas éclipsé une autre réalité beaucoup moins médiatique parce que moins croustillante : les milliers d'enfants que MJJ a sauvé de la mort en soutenant des orphelinats au Tiers-Monde, des hôpitaux, des unités pédiatriques, etc. Tout cela, en tout cas, n'entache en rien la qualité de l'artiste.

Ceux qui ne l'appréciaient pas auront la décence de ne rien dire. On ne crache pas sur la mémoire d'un homme qui n'a tué personne, ni commis de crimes abominables.

27/06/2009 :

Trouvé aujourd'hui (c'est en anglais, je vous préviens) ceci à propos de Jordy Chandler. Ou quand les mensonges finissent par détruire toute la vie d'un homme...

Posté par Atlante41 à 11:57 - Actualités - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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