mercredi 24 décembre 2008
Cher Père-Noël
Cher Père Noël,
Je te commande, cette année, un dos tout neuf et à toute épreuve.
J'aimerais aussi que les intervenants sur certains forums arrêtent de s'insulter gratuitement pour des bêtises et parlent. Certains représentants du genre humain sont vraiment pitoyables.
Je te demanderais bien aussi de rendre les pauvres moins pauvres, les malheureuxx moins malheureux et les malades moins malades, mais tout ça n'est guère de ton ressort.
Je te remercie d'ores et déjà pour les cadeaux qui sont déjà arrivés dans mes souliers, ils sont exactement conformes à ce que je souhaitais.
Pardonne-moi si, cette année, je ne t'ai pas élevé de sapin bien clinquant, j'ai l'esprit plutôt ailleurs.
Bon vol pour la nuit prochaine,
L'Atlante.
vendredi 19 décembre 2008
Quelques jours avant Noël...
Quelques nouvelles.
Je viens de passer deux vendredis après-midis à photographier les plus anciens registres de la commune de Saint-Etienne-des-Guérets, un bled qui, bien que minuscule (100 âmes au dernier recensement), m'a tout de même occupée la bagatelle de 4h30. La tâche s'est avérée plus rude que prévu dans la mesure où le temps n'a pas épargné les liasses que je me suis employée à manipuler avec les plus grandes précautions, peu désireuse que la Directrice des Archives, déjà bien gentille d'avoir accepté de me les sortir, ne me les enlève définitivement. Voici ce que ça donne :

Comment j'arrive à lire ça, moi ? Bah, bah, bah ! Fastoche !
Ne me reste plus qu'à aller photographier le reste en mairie, puis à décrypter. Mais cela attendra car je suis occupée pour le moment avec une commune voisine, Saint-Cyr-du-Gault, un tout petit peu plus importante. Là, ce n'est pas moi qui ai photographié les liasses et d'ailleurs, je peste, car l'auteur du forfait a dû soit utiliser du 1 million de pixels au maximum, soit prendre les vues en mode "éco". Résultat des courses, quand on essaie de grossir, c'est flou. Heureusement que les registres étaient en très bon état et super bien entretenus. Un exemple ? Voici :
Cet après-midi, craignant de ne pas finir avant la fermeture des Archives, j'ai mis le turbo sur la fin. Du coup, mon dos, que le kiné m'avait décoincé en tout début d'après midi, recommence à me faire mal. C'est malin.
Je ne suis pas encore en vacances, mercredi soir seulement. J'ai hâte !
J'ai appris hier l'existence d'une toute nouvelle catégorie de gens : les nolife. Il s'agit de ceux qui, probablement en mal d'occupations, passent leur temps à visiter les sites consacrés à certains artistes pour insulter lesdits artistes, leurs admirateurs, les webmasters et tout ce qui passe à leur portée. Bref, des parasites qui pourrissent la vie de tout le monde. Comme les administrateurs bannissent - heureusement - tous ces mal embouchés via les IP, les "nolife" passent en plus leur temps à se déconnecter et à se reconnecter pour changer d'IP. Me demandez pas d'explications techniques, je comprends pas grand-chose à ces trucs-là. Mais il est clair que leur vie doit être d'un vide sidérant pour perdre son temps de cette façon ! Il y a vraiment des choses qui m'échappent...
Les lycéens sont en rogne. Comme tous les ans. A Blois, ils ont cadenassé les grilles d'un des deux principaux lycées. C'est-à-dire que non seulement, ils font grève et ils manifestent, mais qu'en plus ils empêchent les autres d'aller bosser. Joli principe démocratique. Vive le libre-arbitre. Je ne sais en quoi consistait la fameuse réforme des lycées, donc je ne m'aventurerais pas sur ce terrain-là. En revanche, j'ai entendu Darcos déclarer himself hier que non seulement la réforme était repoussée mais qu'en plus, il allait tout reprendre à zéro. Et ce matin, la radio annonçait qu'il allait organiser des "états généraux" des lycées pour que tous les lycéens puissent vraiment exprimer leurs desideratas. Ce qui me semble un programme plutôt intéressant. Néanmoins, les mouvements sont maintenus. A se demander ce qu'ils manifestent exactement, si ce n'est un malaise profond dans notre société en perdition. Je ne veux surtout pas remettre en cause la sincérité des leaders et des syndicats lycéens. Cependant, j'ai, de mes années de lycée, un souvenir très net : ceux qui se distinguaient le plus dans les mouvements lycéens de cette époque étaient précisément ceux qui ne foutaient rien en classe et voyaient seulement dans ces manifs l'occasion de sécher sans se faire taper sur les doigts. Ce ne sont pas les réformes et les manifs qui font réussir à l'école, c'est le travail et le courage.
Dans la même veine, j'ai entendu quelque chose qui m'a hérissée ces jours derniers, à propos de l'élargissement des admissions aux grandes écoles pour en fonction des critères sociaux. C'est tout bonnement inadmissible. La discrimination, positive ou pas, est une vraie calamité. Car les admissions dans les grandes écoles ne se sont jamais faites en fonction du salaire des gens, mais bien en fonction du dossier scolaire des candidats. Ce qui est à mon avis le caractère de sélection le plus sain pour maintenir la qualité et le niveau d'un enseignement de cette nature. Un de mes voisins, qui avait un an de plus que moi, a fait Polytechnique et brillamment réussi ses études. Il n'était pas issu d'un milieu social élevé, seulement des classes moyennes. et élève en établissement parfaitement public Seulement voilà : d'une part, il était doué, voire surdoué, et d'autre part, il avait un excellent dossier scolaire. Encore une fois, c'est le travail et le courage qu'il faut valoriser, pas les origines sociales.
En dehors de tous ces échos rébarbatifs dont la radio nous abreuve à toute heure de la journée, j'ai chopé un virus quelconque qui m'a valu un début de semaine pas très joyeux. Mais bon, rien de méchant.
Dans une semaine, je décolle via le rail pour les plaines de l'Isère. Espérons qu'il n'y ait pas de grève d'ici là...
vendredi 12 décembre 2008
Brrr...
Ça glissait ce matin. A commencer par le dallage devant ma porte. Malgré les grosses chaussures, j'y suis allée à pas prudents... d'une démarche d'handicapée, mais mieux vaut avoir l'air tarte qu'une jambe cassée ! Le bitume, dans la rue, pas mieux. Ça brillait de tout partout, comme aurait dit un de mes anciens petits voisins. Surtout ne pas compter sur les employés communaux pour sabler à l'heure où la plupart des gens partent bosser. Même la cour de terre battue où est garée ma voiture la nuit glissait un peu. L'herbe craquait sous les pas, tout était blanc, y compris les toiles d'araignée, c'était féerique ! Je n'ai pas eu de problème pour rouler : en y allant doucement, ça allait. Quant à l'avenue de Châteadun, elle était déjà sablée, la DDE avait bien fait son boulot. Reste que le brouillard glacial d'hier stagnait toujours, accompagné par quelques petits éléments pas bien identifiés qui voltigeaient çà et là. Partout le même spectacle : l'herbe, les arbres, l'eau figés par le givre.
Dans la matinée, j'ai descendu à la poste le courrier de la semaine. Il faisait un bon froid vif, de ceux qui , paradoxalement, réchauffent quand on marche d'un bon pas et vous gèlent le nez. J'étais bien, tous les sens éveillés. J'adore ce type de temps (à part le brouillard). A midi, quand je suis rentrée, j'ai été très surprise de constater que rien n'avait dégelé, à part les routes. Des gouttes d'eau demeuraient figées au bout des branchages, comme des larmes. En remontant dans ma voiture, j'ai effectivement pu vérifier qu'il gelait toujours : le thermomètre affichait encore - 1°C à 12h40 ! Je n'ose imaginer jusqu'où il était descendu la nuit dernière. En arrivant chez moi, six kilomètres plus loin, il avait encore chuté d'un degré mais le brouillard était plus dense.
Vraiment, j'aime les hivers froids et secs. Encore plus s'il pouvait tomber un peu de neige.
mercredi 10 décembre 2008
Il y a bien longtemps...
Ça date de 1906 ou 1908. Mon arrière-grand-père est l'un des quatre enfants assis devant, le second en partant de la gauche. J'ai réussi à identifier quelques personnes, mais la plupart me restent inconnues, et la qualité de la photo, qui a manifestement pris la lumière, n'arrange pas les choses. J'ai tenté de soumette mon grand-père à un interrogatoire poussé dimanche dernier à partir de photos un peu moins anciennes qui m'auraient permis de faire quelques recoupements... mais il n'a pu me dire que ce que je savais déjà... et même, je me suis rendue compte qu'il avait oublié certaines choses qu'il m'avait dites dans le passé. A 89 ans moins trois mois, il en est bien excusable. Il me faudra donc m'armer de patience et tenter de trouver un autre moyen de faire des recoupements.
lundi 1 décembre 2008
Si vous le dites...
Décidément, ces derniers jours, la NR, que je trouve d'habitude d'un vide sidéral, m'inspire. Aujourd'hui, ce sera bref. Le journal publie les résultats d'un sondage concernant les produits bio : faites-vous confiance aux produits bio ?
23.6 % des sondés assurent que oui, les agriculteurs sont sérieux.
18.9 % assurent aussi que oui, tant que les produits en question ne viennent pas de Chine.
29.9 % assurent que non, la traçabilité des produits n'est pas au point.
27.6 % assurent qu'ils ne sont pas du tout fans de bio.
Ces chiffres méritent, je crois, une sérieuse réflexion.
Bio ou pas bio, je crois que désormais, il va falloir nous résoudre à décrypter chaque étiquette...





