lundi 21 septembre 2009
Tout vient à point à qui...
Données : -un ancêtre direct, à la huitième génération, dont la date et le lieu du décès m'échappent méchamment depuis vingt ans, chose d'autant plus enrageante qu'il s'agit de ma branche paternelle et de mon patronyme.
-une autre ancêtre directe, bien plus proche (6ème génération), morte entre 1911 et 1921 selon les prospections d'une âme amie, mais qui demeure introuvable.
-quelques autres personnes peu éloignées également, tout au moins dans le temps, mais dont la vie déborde trop sur le XXe siècle et cependant pas assez pour que leurs descendants encore vivants puissent m'apprendre quoi que ce soit.
Le tout en Indre-et-Loire, département proche s'il en est, mais aux Archives inaccessibles d'une part pour causes d'horaires incompatibles avec ceux de mon travail et d'autre part pour causes de ressources insuffisamment étendues sur le XXe siècle.
Aujourd'hui, une personne passant me demander où en est la Touraine avec sa numérisation, je jette à tout hasard un coup d'oeil sur le site des Archives Départementales du 37 et que vois-je ? Mise en ligne du 18 septembre des tables décennales, de l'enregistrement des successions et absences et du répertoire alphabétique du recrutement militaire. Dans le genre récent, difficile de faire mieux.
Je plonge illico dans les tables décennales des communes prospectées, en pure perte. Rien, rien, rien. Alors, je me tourne vers l'enregistrement, ciblant à vue de nez le secteur où ces ancêtres problématiques ont dû achever leur paisible existence, à savoir Château-Renault pour l'un, Amboise pour l'autre et Vouvray pour les derniers.
Et là, ô miracle inestimable, je trouve... TOUT. Oui, Steph, tout. Tu ne risquais pas de la trouver, la Marie Madeleine TESSIER, vu que, pour des raisons qui m'échappent, elle a rendu son dernier soupir à Amboise et pas du tout là où elle était censée habiter. Quant au premier, il était à bien peu de kilomètres de l'endroit où je l'avais perdu... mais je ne risquais pas non plus de mettre la main dessus vu qu'il a été purement et simplement OUBLIÉ dans les tables décennales. Enfin, les derniers étaient exactement là où ils étaient censés être, mais à une période trop "récente" en regard de l'ancienne loi sur les archives. En à peine une heure, j'ai ainsi pu combler quatre à cinq lacunes qui, depuis longtemps, me faisaient l'effet d'une épine particulièrement douloureuse dans le pied.
Finalement, si les registres paroissiaux et l'état civil avaient été en ligne, je me serais jetée dessus sans me préoccuper du reste et je serais passée à côté de tout cela. Ce que je me suis mis sous la dent à défaut d'autre chose s'est en définitive avéré très satisfaisant. Pour la Touraine, le meilleur reste à venir... ^^
Je m'en lave les mains...
L'abus d'hygiène nuit gravement à la santé mentale.
dimanche 20 septembre 2009
Petit loulou (2)

mercredi 16 septembre 2009
Eteignez vos télés...
Il suffit que je passe une soirée à Paris pour me choper un mauvais courant d'air dans le métro et me retrouver avec un rhume. C'est déjà bien agaçant.
Mais quand deux jours plus tard, je fonce à la grande surface la plus proche pour acheter des mouchoirs et que le moindre éternuement me vaut des regards lourds et hostiles, genre "elle va nous contaminer, celle-là", ça devient... furieusement exaspérant.
Eh bah oui, j'éternue, je mouche, j'ai un rhume, quoi, pas la peste noire ni le choléra !
Décidément, la télé et les médias rendent les gens marteau... ça tourne à l'hystérie collective. Ma mère me disait tout à l'heure qu'au greffe du tribunal de commerce, où elle est allée cet après-midi faire parapher un dossier, les filles avaient une bombe de lotion nettoyante à côté d'elles et qu'elles étaient obligées de se laver les mains entre chaque dossier... L'hygiène est importante, voire capitale, certes, mais l'abus d'hygiène est dangereux pour la santé mentale...
Faites comme moi, écoutez de la musique, je vous jure que ça détend...
lundi 7 septembre 2009
Petit loulou

samedi 5 septembre 2009
Hier...
Se réveiller trop tôt et entendre la pluie marteler les vitres...
Se lever, le cœur en berne à la pensée du programme de la matinée : une cérémonie d'obsèques...
Sortir et constater que la pluie n'est plus qu'une légère bruine...
Faire des tours et détours dans une campagne heureusement bien connue, car le lieu des réjouissances, depuis des mois, fait l'objet de travaux de voirie qui interdisent toute circulation...
Se féliciter d'avoir pris un coupe-vent... qui coupe bien le vent, car ça souffle fort et froid !
Songer une heure durant qu'il est des maux d'une effroyable rapidité qui frappent sans signe précurseur...
Tenter d'écouter les paroissiens qui assurent la cérémonie et perdre rapidement le fil en constatant que leurs discours sur le bonheur dans l'au-delà n'apaise en rien la douleur des proches...
Constater que des hommes, en apparence durs et réservés, ont aussi un cœur qui bat sous la cuirasse et des étoiles qui brillent au coin des yeux.
Apercevoir quelques têtes amies et apprécier leur présence discrète...
Regarder furtivement une vieille mère presque centenaire rendre un dernier adieu à son fils unique. Aucun parent au monde, quel que soit son âge, ne devrait enterrer son enfant.
Penser que ma précédente visite en cette église remonte à 18 années plus tôt, en des circonstances semblables, encore plus terribles puisque touchant un membre de ma famille, et se dire qu'il est certains lieux où, décidément, on ne viendra jamais le cœur léger.
Sortir enfin dans le vent fou et glacial, et retourner en des lieux plus cléments.
Se faire inviter à déjeuner inopinément par une âme amie et passer un bon moment à parler de choses et d'autres.
Sortir du restaurant et se faire tremper comme une soupe par une averse courte mais drue ! Se féliciter une fois de plus d'avoir opté ce matin pour le coupe-vent qui, non seulement, coupe le vent mais est parfaitement étanche et limite les dégâts.
Décider, pour se changer les idées, de filer aux Archives Départementales explorer une piste nouvelle et... trouver, après 20 ans de recherches, l'acte tant espéré qui dévoile un nouveau pan de l'histoire familiale.
Rentrer sous un grand soleil qui fait fumer le bitume humide et repousse bien loin les sombres nuages du matin.
Se dire, finalement, que cette journée ne fut ni triste, ni gaie, en demi-teintes, avec son lot de mélancolie et d'étincelles furtives.
vendredi 21 août 2009
De l'utilité du téléphone portable...
Ce matin, alors que je peaufinais tranquillement un article à passer dans notre revue trimestrielle de généalogie, coup de fil. Il s'agissait d'un monsieur de Paris (je suis à Blois, cette précision est utile), m'alertant que sa femme, qui s'était rendue à notre permanence située au 22e étage d'une tour située à Pantin (93), était enfermée dans les toilettes et que, visiblement, personne ne l'entendait crier. Et que, naturellement, il était inenvisageable qu'elle passe la matinée dans sa prison fortuite.
Oui, fort bien. Mais voilà, moi, la seule personne que je peux contacter, c'est la responsable de l'antenne parisienne qui est... en vacances à Pornic (44). Heureusement, elle a un téléphone portable. Heureusement, il est allumé. Et heureusement, elle est à proximité. De sorte qu'au bout d'un réseau faisant Paris -Blois - Pornic - Paris, la dame a enfin pu être libérée conjointement par la dame qui encadrait la permanence d'aujourd'hui, le gardien de l'immeuble et... les pompiers. Tout est bien qui finit bien. Ou quand la généalogie mène au sauvetage...
mercredi 19 août 2009
Au point du jour
Émilien a vu le jour ce matin, très tôt (4h14), avec trois bonnes semaines d'avance. Ce qui est bien compte tenu des semaines difficiles que vient de passer sa maman Steph. Même gabarit que Gabriel il y a déjà 7 mois, mais petite crevette va vite grandir... Bienvenue donc en ce monde par cette journée caniculaire...
vendredi 7 août 2009
L'ironie de l'Histoire...
Hier, je suis allée à Loches. Cette ville, outre son grand donjon carré qui remonte à Foulques Nerra (970 - 1040), a été lieu de résidence royale et, notamment, lieu de résidence d'Agnès Sorel, la célèbre favorite de Chales VII. Son tombeau subsiste encore dans la (magnifique et surprenante) collégiale Saint-Ours. Dans le Logis Royal, une pièce a été entièrement consacrée à Agnès Sorel et à l'analyse paléopathologique de ses restes dont le résultat a été rendu public en 2005. Le terme, à vue de nez, paraît affreusement barbare et scientifique mais l'expo se lit avec grand plaisir, agrémentée d'illustrations, de reconstitutions en 3D, de photos et même d'un grand arbre généalogique qui démontre que cette favorite royale est actuellement l'ancêtre des trois quarts des grandes maisons européennes ainsi que d'Anne Aymone Giscard d'Estaing et, par voie de conséquence, de ses enfants... La reconstitution faciale dont elle a fait l'objet nous la rend terriblement proche... elle était en effet d'une très grand beauté.
Plus connue que l'épouse en titre de Charles VII (Marie d'Anjou), Agnès Sorel a eu un sort finalement plus enviable, malgré une mort précoce (28 ans). Tous nos rois et reines de France, à de rares exceptions près (Louis XI à Cléry-Saint-André, par exemple), ont en effet été inhumés à la basilique Saint-Denis et leurs tombeaux ainsi que leur contenu complètement ravagés et dispersés par les fanatiques de la Révolution. De sorte que, jamais, il ne sera possible d'entreprendre la moindre analyse sur les restes de l'un ou de l'autre, encore moins de savoir à quoi ils ressemblaient.
Le tombeau de la Belle Agnès aussi a été saccagés à la Révolution, mais ses ossements ont été épargnés puis préservés dans une urne en terre cuite qui a été conservée jusqu'à nos jours. Ainsi, "celle qui fut presque reine" et se trouve l'ancêtre de tant de familles a-t-elle finalement laissé plus de traces que tous ceux et celles qui ont régné sur notre pays pendant tant de siècles...

mercredi 5 août 2009
La Grande Moucherolle depuis la plaine de la Bièvre






